A la fin du moyen âge: surtout dans les villes marchandes, nous assistons à la naissance de la scolarisation. "Petites écoles " apprenant à lire, écrire, compter en langue vernaculaire (langue du pays), tenues par des " régents", écoles souvent mixtes malgré l'interdiction de l'église ; écoles pratiques, formant au métier d'écrivain public; manécanteries (écoles de chant paroissial), éducation vocale, apprentissage de l'écriture ; écoles "techniques" (ou empiriques), organisées par des particuliers, artisans.

Essor de l'école urbaine et rurale, création des écoles religieuses tenues par les curés; des collèges tenus par les congrégations.

1715: les Français sont moins de 30 millions; 24 millions vivent dans des hameaux et les villages. Les Escholiers des universités ont des privilèges de plus en plus nombreux; ils ont le droit au titre de Monsieur ou Messire qui est un titre de noblesse. Au XVII ème siècle, commencent à apparaître des livres spécialement composés pour les élèves, toute la classe se fait en latin

XVI ème siècle : à partir du concile de trente, les écoles de charité destinées aux pauvres apparaissent dans certaines paroisses urbaines.

Au XVI ème siècle, l'invention de l'imprimerie entraîne une véritable révolution dans l'enseignement supérieur. Elle a donné à l'étudiant, ce qui lui manquait : les livres.

Il existe des écoles "malsonnantes" parce qu'elles échappent à l'impôt ou buissonnières parce que le maître réunit ses élèves dans la campagne, en changeant souvent de site par prudence. Les évêques font à ces écoles une guerre acharnée. On accuse les maîtres d'hérétiques. Le 7 février 1554, le Parlement de Paris les accuse de protestantisme.

Au XVIII ème siècle: les petits enfants sont confiés par leurs parents( employés aux travaux des champs) à des" gardeuses», gardeuses d'enfants, comme gardeuses de moutons. Ces femmes n'ont d'autre rôle que d'accueillir les enfants dans des "refuges", pièces malpropres, peu éclairées, sans air servant à la fois de cuisine, de dortoir et de salle de jeux.

 

L'imprimerie est une révolution, toute la science humaine tenait dans 15 ou 20 volumes

Au XVIIème siècle, dans les villes, l'enseignement primaire est donné par les frères de la Doctrine Chrétienne. Les études comprennent trois années: petite, seconde et grande classe. Dans la petite classe le Frère enseigne la lecture: sur un grand tableau noir; sont peintes en blanc des syllabes que l'écolier répète tout le long du jour. Dans la seconde classe, le Frère enseigne l'écriture. Dans la grande classe, on étudie l'arithmétique et un petit livre de politesse.

L'enseignement des filles, donné par les Ursulines, les Sœurs de Notre Dame et les Sœurs de Saint Vincent de Paul. Il comprend en plus des leçons de couture, de tricotage et de dentelle.

L'enseignement secondaire tombe sous la direction des Jésuites. La confession est obligatoire, ainsi que la présence à la procession, dans la cour, la croix en tête, chaque premier jour du mois.

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