11 mai 1930:

Suppression du télégraphe au bureau de poste de Busset.

29 Juin 1930 :

Projet d'adduction d'eau au village des Corres.

Pie XI après avoir rappelé que l'enfant appartenait à Dieu, précisait que la famille recevait du " créateur " la mission et conséquemment le droit de donner l'éducation à l'enfant. De par leur nature, les parents ont le droit de former leurs enfants, mais ils ont en plus le droit de mettre leur instruction et leur éducation en parfait accord avec la fin pour laquelle ils les ont reçues par un bienfait de Dieu. L'éducation appartient d'une manière suréminente à l'église.

Il rappelait : " C'est un droit inaliénable de l'église, et en même temps un devoir dont elle ne peut de dispenser, de veiller sur l'éducation de ses fils, les fidèles en quelque institution que ce soit, publique ou privée, non seulement pour ce qui regarde l'enseignement religieux qu'on y donne, mais aussi pour toute autre matière ou organisation d'enseignement, dans la mesure où ils ont un rapport avec la religion ou la morale.

24 Août 1930:

Réparations à l'école de garçons l'état de délabrement à la maison d'habitation exigerait parait-il des réparations urgentes et relativement importantes. A ce sujet, l'assemblée ne peut que maintenir l'avis déjà formulé ; en effet, la commune ne saurait s'imposer des dépenses inutiles, le logement de l'instituteur étant resté inoccupé et constamment fermé depuis déjà plusieurs années, six ans environ. Lorsque l'administration, bien au courant de la situation donnera l'assurance d'une réoccupation des locaux, le conseil s'empressera de faire appel à un architecte qui indiquera les travaux à effectuer et évaluera les dégâts dus à la non habitation du logement et qui seront naturellement réclamés à leur auteur Le conseil décide de faire refaire immédiatement en raison des vacances au badigeonnage des murs des classes, au lavage des parquets, à la peinture des tableaux noirs ainsi qu'au remplacement des carreaux cassés.

Demande de la salle inoccupée de l'école de filles pour réunions: considérant que les sociétés locales anciens combattants, secours mutuels, syndicat agricole qui comptent un grand nombre d'adhérents ne peuvent plus tenir leurs réunions dans la mairie, demande à l'administration le droit de se servir de cette salle inoccupée.

Protestation contre une installation d'eau faite à l'école de filles sans autorisation. L'assemblée proteste contre cette manière d'agir en maître absolu, ce qui provoquera certainement à l'avenir des difficultés.

8 Février 1931: le sommier faisant partie du mobilier communal de l'école de garçons avait besoin de réparations dont le montant s'est élevé à 177 F.

17 Mai 1931 : lettre d'un anonyme des Corres à M. le préfet relatif à un dépôt de bois sur le bord de la route gênant la circulation.

6 septembre 1931:

L’ordre du jour appelle la décision à prendre au sujet du repas de midi des enfants des villages à l'école et de la surveillance de ces enfants durant la récréation de 11 à 13 heures. Le Conseil Municipal après avoir entendu les explications du maire et avoir été mis au courant de toutes les démarches depuis l'incident du 15 décembre 1930.

Considérant qu'à la rentrée des classes, les enfants des villages continueront à être mis à la porte de la cour de l'école pendant la récréation de 11 à 13 heures ; considérant que ces enfants ne peuvent supporter l'hiver prochain comme ils l'ont fait l'hiver dernier; de rester dehors pour prendre le repas de midi et leur récréation en étant exposés aux dangers de la rue sans aucune surveillance et aux intempéries. Les parents justement inquiets de la santé de leurs enfants demandent à savoir avant la rentrée d'octobre si notre réclamation sera prise en considération. Considérant que depuis le 15 décembre 1930, le Conseil Municipal a protesté mais qu'aucune mesure n'a été prise pour faire cesser l'abus et la faute commise par les instituteurs résultant de l'article 7 du règlement des écoles primaires publiques ainsi conçu:

"Art 7: chacun des maîtres attachés à l'école (directeur et adjoint) est tenu de surveiller ses propres élèves durant la récréation. Les maîtres sont tenus de garder à tour de rôle les enfants qui ne quittent pas l'école dans l'intervalle des classes du matin et du soir ; ceux qui sont punis.

Considérant que M. l'Inspecteur d'Académie diminue l'autorité de ce règlement et de ceux qui croient comprendre le français pour le faire appliquer puisque, sur les explications qui lui ont été demandées au sujet de cet article 7, il a écrit notamment:

" Aucun texte officiel ne rend obligatoire par les maîtres la surveillance d'une interclasse entre 11 et 13 heures et tout maître a la faculté de renvoyer les élèves à 11 heures précises ainsi qu'à 16 heures précises. Toutefois si un maître les garde sans y être tenu, et pour quelque motif que ce soit.. . (Lettre à M. le préfet du 30 décembre 1930)

Considérant que le texte du règlement de M. l'inspecteur d'Académie et ses explications sur l'application de ce règlement sont en contradiction, et qu'enfin si M. l'inspecteur d'Académie croit devoir approuver les maîtres qui ne travaillent que 6 heures par jour et 30 heures par semaine, il semble trop oublier que beaucoup d'enfants de nos villages font chaque matin plusieurs kilomètres à pieds dans de mauvais chemins et qu'il est inhumain de tolérer aux maîtres parce que ceux-ci ne doivent travailler que 6 heures par jour d'ouvrir la porte de la cour de l'école à ces enfants qu'à l'heure de la rentrée en classe.

Considérant que la liste signée de 27 pères de famille mécontents sur 30 élèves a été fournie à M. l'Inspecteur d'Académie et qu'il a eu connaissance de plaintes écrites et verbales des parents.

Considérant que malgré les réclamations du conseil et les plaintes des parents, M. l'inspecteur d'Académie s'est refusé à faire procéder à une enquête impartiale sur les faits qui sont reprochés.

Considérant que les écoles laïques de Busset sont très peu fréquentées et le seront de moins en moins, que l'école de filles n'a pas de recrues depuis longtemps et compte un nombre infime d'élèves.

Considérant que le conseil municipal a toujours voulu qu'une bonne éducation et une sérieuse instruction primaire soient données à nos enfants.

Considérant que, pour ces motifs le maire et l'adjoint ont déjà donné leur démission.

Après discussion le conseil estime qu'il ne peut continuer à administrer les affaires de la commune tant que satisfaction complète ne lui sera pas donnée au sujet des écoles laïques de Busset. Vote à l'unanimité la démission collective du conseil municipal et donne tout pouvoir au maire pour la transmettre à qui de droit.

12 Décembre 1931:

Convocation par le président de la délégation spéciale pour l'élection du nouveau maire.

16 conseillers

présents: 1er tour 16 bulletins blancs,

2ème tour: 16 blancs

3ème tour: 16 blancs

Le scrutin pour l'élection du maire n'ayant donné aucun résultat M. Bourioux, premier conseiller élu a pris la présidence.

27 décembre 1931: installation d'un poste téléphonique permanent.

Après avoir entendu les explications concernant le fonctionnement et l'installation de ce poste, il demande aux PTT son installation aussitôt que possible et prend l'engagement de supporter les frais de l'éclairage intérieur et de la lanterne le signalant.

5 Juin 1932: étude dune distribution collective d'eau potable aux Merciers et aux Corres.

21 Novembre 1932: réponse à un rapport de M. l'inspecteur.

L'assemblée constate une fois encore que l'administration académique veut donner le change à la véritable situation, en effet aucun élève ne restait à l'école de garçons et un maître seul s'y trouvait ; ceci contrairement à l'article 7 du règlement des écoles publiques, d'autre part si les enfants ne vagabondaient pas dans les rues, c'est que de 11 heures à midi ils étaient au catéchisme et si M. l'inspecteur Primaire était resté une heure de plus, il aurait constaté le bien fondé et les justes réclamations de la municipalité.

D'autres parts, le conseil remarque que M. l'inspecteur tourne en dérision la municipalité en prétendant qu'elle voudrait assimiler M. Jutier à un ouvrier d'usine en l'obligeant à emporter son panier ; ici, nous nous en rapportons à la bonne foi de M. le Préfet; en effet, dans un entretien qu'il a eu avec un membre de la municipalité en septembre dernier, ceux-ci ont proposé de nommer Mme Jutier adjointe à son mari directeur, le poste d'adjoint étant vacant, ce qui permettait de ne pas séparer le ménage, de ne pas l'éloigner de son travail et de lui donner la possibilité d'assurer la surveillance des garçons à leur école comme l'exige la loi. M. l'inspecteur d'Académie a combattu cette proposition et M. le préfet a amené avec regret cette décision. L'assemblée ne peut le féliciter de l'intérêt qu'il a témoigné à cette occasion aux enfants de l'école laïque de Busset.

En outre M. l'inspecteur ne répond pas à toutes les questions pour ne pas faire un rapport nettement défavorable sur ses subordonnés.

Le Conseil Municipal demande qu'un inspecteur désigné par M. le ministre vienne inopinément à Busset faire un rapport sur la délibération prise en septembre dernier, il se rendra compte que les enfants des villages jouent et courent dans la rue en attendant l'heure de la rentrée et appréciera les raisons qui ont motivé les démarches des délégués du Conseil Municipal qui avaient la naïveté de croire que ceux qui font les règlements sauraient les appliquer et les faire respecter.

Location des jardins des écoles: un membre de l'assemblée expose que la commune n'est pas tenue de fournir des jardins aux instituteurs et que par suite de leur attitude envers le Conseil Municipal, il y a lieu de les supprimer; le conseil se range à cet avis et décide à l'unanimité de les mettre en location.

Appartement de l'adjointe occupée par la directrice de l'école de filles.

Dans le devis de construction, il a été prévu deux logements; l'un pour la directrice, l'autre pour l'adjointe; lorsque l'institutrice s'est installée dans la maison nouvellement construite, la municipalité avait décidé que le logement de l'adjointe serait réservé et ne devrait pas être occupé, ce qu'avaient fait les institutrices précédentes. Me Jutier a pris possession des deux logements sans autorisation et sans en avertir la municipalité. Le conseil demande à l'administration de faire évacuer immédiatement par Me Juthier les appartements qu'elle ne doit pas occuper.

Demande pour le rattachement du village des Vialattes à la commune de St-Yorre. Le conseil regrette de ne pouvoir donner suite à cette demande qui ne comporte aucune signature.

30 Juillet 1933: M. Corre Joseph élu maire.

1933: 21 élèves au CM; CE l9+CP 12 =31 élèves dirigés par M. Juthier.

20 août 1933:

M. le maire fait connaître qu'il y a lieu de procéder immédiatement à des réparations urgentes aux logements des instituteurs et aux locaux scolaires M. Berard agent-voyer est désigné pour surveiller les travaux.

Nouvelle demande de rattachement du village des Vialattes à St Yorre, le conseil veut maintenir l'unité de la commune mais consent à faire des efforts sur les chemins.

M. le maire décide d'acheter des grilles pour entourer les poêles.

Syndicat des Membres de 1'Enseignement de l'Allier

 

UN SCANDALE!

 

La Municipalité de Busset

contre I'École et contre les Enfants

 

Depuis plusieurs années, nos camarades M. et Mme Juthier sont en butte aux attaques sournoises, aux calomnies de la municipalité actuellement démissionnaire.

Nos camarades ont toujours négligé de répondre publiquement aux attaques fielleuses et injustifiées dont ils étaient l'objet. Ayant la conscience tranquille, ils estimaient inutile de répondre à des méchants.

Nous pensons cependant qu'il est temps de mettre le public en face de la vérité.

Il y a six ans, le maire de Busset : M. Bourrioux, s'est opposé à la nomination de monsieur Juthier au poste de directeur à l'école de garçons. Quelles étaient ses raisons cachées ? Quelles petites mesquineries, quelle jalousie inavouable le faisaient agir ainsi ? Voici les arguments qu'il invoquait auprès de monsieur l'inspecteur d'Académie : " les enfants ne voudront pas aller en classe avec lui ! " Et quand monsieur l'inspecteur d'Académie lui demanda : " et bien lesquels ? Après avoir tourné plusieurs fois son chapeau dans ses mains, il répondit cette énormité : " mais... les miens, monsieur l'inspecteur ! "

Évidemment M. l'inspecteur comprit très bien et M. Juthier fut nommé à Busset.

Il est bon d'ajouter pour les concitoyens qui l'ignoreraient que, d'après les lois en vigueur, les instituteurs ne dépendent nullement des maires pas plus pour leur nomination que pour l'organisation de leur enseignement. Mais monsieur le maire de Busset, dans son orgueil et sa suffisance se figurait que sa fonction lui permettait de satisfaire tous ses caprices au mépris des lois et des règlements.

Il serait trop long de relater par le détail toutes les insinuations perfides, toutes les injures, toutes les calomnies que pendant six ans il déversa sur nos camarades, essayant à la fois de tromper les conseillers municipaux et la population.

Une des dernières calomnies jetées à tous les échos a été d'affirmer que les instituteurs traitaient les enfants sans humanité et refusaient de les garder à l'école de 11 heures à 13 heures.

Nous voulons précisément montrer quels sont ceux, des maîtres ou de la municipalité qui ont eu souci de l'intérêt des enfants, de leur santé et de leur éducation.

Qu'a fait ladite municipalité démissionnaire pour l'école ?

Son objectif était très simple ; faire la vie dure aux maîtres, rendre leur tâche difficile, impossible même, obtenir leur départ par tous les moyens. Qu'importaient les enfants ! ... leur tranquillité, leur santé ne comptaient pas.

Est-ce dans l'intérêt des enfants que la municipalité démissionnaire a demandé il y a cinq ans, la suppression de la deuxième classe de garçons puis le remplacement des trois classes existantes par une école mixte ? A ce moment-là on n'appréhendait pas de rapprocher dans une seule salle des garçons et filles ! ... c'est une singulière hypocrisie d'affirmer aujourd'hui des choses contraires.

Est-ce dans l'intérêt des enfants qu'on a laissé sans réparation le toit de l'école des garçons ? Il y a plu pendant quatre ans. Dans la deuxième classe, il pleut encore. Il a plu dans les logements des maîtres. Les chevrons pourrissaient. L'eau imprégnait les plafonds, lézardait les murs, blanchissait les tableaux.

A l'école de garçons, les tables sont de modèle ancien, absolument inconfortables (sans dossier, sans repose-pied et de plus tailladée de toutes parts). Elles sont en nombre insuffisant et monsieur le maire s'est toujours refusé à faire transporter d'une école à l'autre des tables plus modernes en surnombre à l'école de filles.

Est-ce dans l'intérêt des enfants que la salle de l'école de filles ayant été prêtée pour des réunions de société, M. Noireterre, président de la société de secours mutuel se refusa à tout nettoyage postérieur, cela au mépris des promesses préalablement faites et de l'article 3 du règlement modèle. Voici cet article : " la garde de l'école est commise à l'instituteur. Il ne permettra pas qu'il la fasse servir à aucun usage étranger à sa destination, sans une autorisation spéciale du préfet après avis de l'inspecteur d'Académie.

Dans le cas où cette autorisation est accordée, les frais de nettoyage et dégradations sont à la charge des personnes qui l’ont obtenue. Nouvelle hypocrisie de monsieur Noireterre et Bourioux quand ils insinuent que les sociétés n'avaient pas à faire le nettoyage. Est-ce aussi dans l'intérêt des enfants que les classes ont manqué de charbon certains hivers? Si les poêles disloqués fument et asphyxient les enfants plus qu'ils ne les chauffent c'est par souci de leur santé dira-t-on. L'an dernier, l'instituteur adjoint a dû, pendant des semaines entières, attendre dans la cour, avec ses élèves, jusqu'à deux heures et plus, que la fumée soit dissipée. M. le maire se soucie-t-il alors la santé des enfants et de la perte de temps occasionnée ?

Aujourd'hui, il viendra vous dire : les enfants perdent leur temps au jardin, ils y travaillent pendant les heures de classe. Parents, vous avez tous compris que si les instituteurs font jardiner les enfants, c'est que les programmes d'enseignement le prescrivent expressément.

Est-ce aussi dans l'intérêt des enfants que M. Le maire démissionnaire a obtenu de son conseil municipal la suppression de la gratuité des fournitures scolaires ? ...

Mais voyons, si vous le voulez, quelles raisons ont motivé la nouvelle offensive de la municipalité contre les instituteurs et, désapprouvée par l'administration, l'ont conduit à donner sa démission?

La municipalité voulait obliger monsieur Juthier et Job à garder des enfants à l'école de garçons de 11 heures à 13. C'était évidemment une trouvaille, car, monsieur Juthier empêché ainsi de prendre son repas n'avait plus qu'à partir. Mais le règlement ne peut faire au maître une telle obligation.

La municipalité Bourrioux était d'ailleurs assez mal qualifiée pour exiger que les enfants déjeunant à l'école soient surveillés à l'école même. Quand en 1925, monsieur Triphon avait été nommé à Busset, monsieur Juthier avait installé son adjoint dans les pièces du rez-de-chaussée afin que, tout en déjeunant, il puisse plus efficacement exercer la surveillance. M. Bourrioux, accompagné du garde-champêtre, s'en fut trouver en pleine nuit monsieur Triphon pour lui a intimé l'ordre d'évacuer le rez-de-chaussée.

En 1930, monsieur Job a remplacé monsieur Triphon il est allé prendre son repas au restaurant comme c'était son droit et son intérêt. Au restaurant, le déjeuner n'est prêt qu'à midi. C'est aussi à midi monsieur Juthier prend son repas à l'école de fille. Comment alors assurer la surveillance de l'interclasse ?

Après entente, il fut décidé que monsieur Juthier et Mme Juthier se chargeraient seuls de la surveillance et que les garçons seraient pour cela emmenés à l'école de filles. Là, comme elle l'a toujours fait, l'institutrice fait bénévolement chauffer les enfants sur son fourneau de cuisine. Cette manière de faire destinée à ménager l'intérêt des enfants et des maîtres fut prise en accord complet avec l'administration. Présentement, les garçons mangent quand il fait beau sous le préau, dans la classe chauffée les jours d'hiver.

Est-ce là maltraiter les enfants, les jeter à la rue, selon l'expression de monsieur Noireterre ?

On fait grief aux instituteurs d'avoir conseillé aux parents de faire déjeuner leurs enfants dans des familles du bourg. Mais n'est-ce point ainsi que beaucoup faisaient déjà ? Cela se pratique d'ailleurs dans beaucoup de localités. Les enfants trouvent dans les maisons particulières les aliments spécialement préparés au lieu du pot simplement réchauffé. N'est-ce pas l'intérêt des enfants ?

Qu'ont fait les instituteurs pour l'école ?

En face du mauvais vouloir de la municipalité et de son refus systématique à toute amélioration, ils ont pensé qu'il fallait agir par eux- mêmes, pour se procurer l'indispensable. C'est dans ce but qu'à été créée la coopérative scolaire à base agricole.

Pourquoi à base agricole ?

Malgré les efforts de la municipalité pour se l'approprier, la libre disposition du jardin a été laissée à l'école comme c'est la loi. On en a fait un centre d'expérience de jardinage au profit des enfants et de la caisse leur coopérative. Le jardinage constitue une excellente gymnastique. Il donne le goût du travail de la terre. Qui a-t-il de mieux pour de futurs cultivateurs ? Après la vente des produits du jardin ont commencé les améliorations. Le savon, des brosses, les essuie-mains, un seau, une bassine, etc., ont été achetés. Une bibliothèque a été fondée, elle compte trois cents ouvrages, quelques-uns, spécialement destinés aux adultes. De belles gravures pour l'enseignement de la géographie, un cinéma a été acquis, ainsi que trois presses à imprimer et tout le matériel nécessaire pour l'enseignement moderne, basé sur l'imprimerie à l'école.

Dans tous ces achats, nos camarades instituteurs, ont été aidés par les cotisations des élèves, celle des membres honoraires, et des membres bienfaiteurs, celles aussi de nombreuses personnalités ; tous écœurés de l'attitude incompréhensible de la municipalité vis-à-vis des écoles.

Car, inutile de dire, aucune subvention n'est venue du conseil municipal et l'on attend encore les grandes cartes murales, les rideaux noirs, le matériel de chauffage et d'autres choses que M. Le maire avait promises à monsieur le préfet il y a bientôt un an.

Parents d'élèves, citoyens, vous voilà fixés. Quand MM. Bourrioux et Noireterre déclarent qu’ils ont démissionné dans l'intérêt de vos enfants, vous savez qu'ils mentent. Leur santé, leur bien-être, leur tranquillité, ils ne s'en sont jamais souciés. Les amis de vos enfants, vos amis, ce sont les instituteurs.

Pour le syndicat de l'enseignement, le secrétaire :

Pradel

5 Février 1939:

M. le maire expose que depuis sa création le mobilier scolaire n'a jamais été réparé. Il est nécessaire d'acheter 8 tables, les effectifs étant en hausse.

16 Juillet 1939: vote de 570 F de réparations au logement de l'école de filles.

1939 : SE 21+CP l2= 33élèves directeur M. Delaras adjointe Mme Noelle Belair.

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