28 mars 1920: gratuité fournitures scolaires:

Les fournitures scolaires des élèves indigents dont la liste est soumise chaque année à l'approbation du Conseil Municipal sont payées par la caisse des écoles après les notes détaillées présentées par les instituteurs. Comme il est assez difficile d'établir une distinction entre la situation de fortune d'un ouvrier et métayer et celle d'un commerçant ou propriétaire, la constitution de cette liste est parfois vivement critiquée. En conséquence, l'assemblée vote la gratuité des fournitures scolaires à tous les élèves des écoles publiques de la commune et décide que seuls les livres seront payés par les parents dont les enfants ne figurent pas sur la liste des indigents.

Édification du monument commémoratif: la souscription ayant rapporté 6000 F. il manque 1600 F pour atteindre la somme nécessaire.

De 1918 à 1955

Période qui va voir les grands progrès arriver à Busset par l'électricité, le télégraphe puis le téléphone. On parle encore dans les campagnes de poteaux électriques coupés, de commandos qui ont sévi pour que la commune et les paysans soient correctement indemnisés pour laisser passer les lignes sur leurs propriétés. On retrouve quelques traces de ces querelles dans les délibérations du Conseil municipal.

En ce qui concerne l'école, c'est sans doute la période qui a le plus opposé les enseignants aux élus; les principaux points de litige étaient le logement des instituteurs, la surveillance de l'interclasse, la distribution des fournitures scolaires. Il est certain aussi que l'on remettait en cause les pratiques pédagogiques puisque le maître de l'époque était un adepte de la pédagogie Freinet, qu'il incitait les élèves à la découverte du milieu et avait introduit l'imprimerie à l'école au travers de son journal scolaire intitulé "La voix des pins "

On se rend compte aussi de l'organisation du métier d'instituteur avec la montée des syndicats et leur intervention locale pour aider ses membres.

Période qui a marqué également avec le régime de Vichy, l'abandon des lois laïques, les prises de position des élus (cérémonies, banc du maréchal...)

En fin de période, on sent un très net changement d'état d'esprit, enseignants et élus mettant tout en oeuvre pour promouvoir leur école communale, devenue l'école publique et laïque que l'on connaît aujourd'hui.

 

La moissonneuse lieuse

26 septembre 1920: les 240 F inscrits au budget primitif pour le chauffage des classes sont loin d'être suffisants, un crédit supplémentaire de 500 F (hausse importante du prix du charbon dont la consommation est estimée à 1000 Kg pour chacune des 3 classes).

Maraudage: tous les ans à cette époque, une nuée de maraudeurs parcourent les champs et ne se gênent pas pour cueillir avant les propriétaires les fruits sous les arbres dont quelques-uns uns sont parfois entièrement dépouillés.

Afin de mettre un terme à cette pratique que l'on ne saurait tolérer plus longtemps, le garde-champêtre est invité à exercer une surveillance plus active et à conduire tous les délinquants chez M. le maire.

14Novembre 1920:

Pour permettre aux instituteurs d'organiser des cours d'adultes, le Conseil décide:

-de faire placer une lampe électrique dans la première salle de classe de garçons et d'acheter un compteur qui régularisera la situation de la lampe existant dans la salle de la mairie, de payer les frais résultant de cette installation.

-de voter 50 F pour les frais de chauffage, l'éclairage étant offert par l'instituteur.

 

15 janvier 1921: l'indemnité du maire est supprimée: une somme de 300F est votée pour couvrir ses frais de déplacement.

26janvier 1921: élections du maire

Coste 9 voix, Bourrioux 4, Chaudagne 1

Coste est élu maire

1921: CM 9 CE 8 Penet); CE 16 CP 9 (Jutier) septembre 4 élèves ; mai 19 élèves chez Jutier

excuses: "garde les cochons chez son oncle "

Laurut François du CE est loué en mai.

21 août 1921:

Le Conseil Municipal décide d'abriter la pompe à incendie dans les dépendances de l'école de filles, il profite de cette circonstance pour demander que tous les locaux non actuellement occupés par les instituteurs soient entièrement désaffectés de leur destination.

23 octobre 1921:

M. le maire donne lecture d'une pétition revenant de la préfecture qui l'avait reçue de M. Penet. Celui-ci réclame la mise en adjudication du presbytère et l'affichage de la date et de l'ordre du jour des réunions du Conseil Municipal.

En réponse à la première demande, le Conseil Municipal estime que le regretté maire M. Lallias en louant de gré à gré le presbytère avait agi au mieux des intérêts de la commune. La population étant religieuse et en majeure partie pratiquante verrait dans la mise en adjudication du presbytère une manœuvre pour faire partir le prêtre desservant la commune, ce qui pourrait amener des tiraillements dans une population vivant en bonne harmonie.

En conséquence et dans un but d'union, le Conseil Municipal est d'avis que M. le maire renouvelle le bail en cours aux mêmes conditions.

19 novembre 1921:

Lettre de M. le Préfet demandant que les municipalités profitent de l'inspection médicale des pupilles de la nation pour organiser l'inspection de tous les élèves des écoles publiques. Le Conseil Municipal est d'accord et votera cette somme sauf s'il y a opposition des parents.

7 janvier 1922:

M. le maire rappelle que dans sa réunion du 20 octobre dernier, en réponse à une lettre de M. Penet, déclarant que M. Lachain et lui ne voulaient plus à partir du 1er janvier s'occuper de l'achat des fournitures scolaires mais qu'ils accepteraient de les distribuer moyennant rétribution.

Le Conseil Municipal avait décidé de continuer à voter les fonds nécessaires aux achats mais demandant aux instituteurs, dans l'intérêt des écoles d'en assurer gratuitement la distribution. Aucune réponse n'a été faite à la suggestion du conseil, mais le 2 janvier, envoyant la note des fournitures faites par lui depuis septembre, M. Penet a avisé le maire qu'à dater de ce même jour, il lui adresserait les enfants ayant besoin de cahiers, plumes …,en effet plusieurs enfants lui ont déjà été envoyés.

Le Conseil n'étant pas chargé de cette distribution, pas plus que le maire, il importe de régler cette situation. A cette intention le maire envisage 2 solutions:

- revenir sur la décision du 23 octobre et supprimer les fournitures gratuites pour tous ne les conservant qu'aux indigents.

- maintenir la décision du 20 octobre et de voter les fonds nécessaires, somme insuffisante qu'il faudrait porter à 300 F., mais si le conseil vote ces fonds, il demande que l'emploi ne lui en soit autorisé que le jour où les instituteurs voudront comme précédemment se charger de l'achat et de la distribution.

Un conseiller propose une troisième solution, celle d'accepter la demande des instituteurs. La majorité des présents demande un vote à bulletins secrets: mise aux voix la rétribution pour les instituteurs: oui 2; non 11

Deuxième vote portant sur la suppression des fournitures ou la suspension jusqu'à la reprise par les instituteurs des anciens usages c'est à dire achat et distribution:

Suppression 4 ; suspension 8 ; blanc 1

En conséquence, le Conseil considérant que le fond de la question soulevée par nos instituteurs communaux ne présente aucun caractère d'utilité au point de vue de l'enseignement ou du bien être des enfants, semble au contraire ne viser qu'au but de compliquer l'administration municipale et aurait pour effet, si elle était appliquée d'obliger les enfants à se déplacer pendant les heures de classe, soif aux récréations pour se rendre au lieu oui ses fournitures seraient distribuées; décide:

1-les fournitures gratuites à tous les élèves seront momentanément suspendues jusqu'à ce que les instituteurs soient disposés à assurer comme avant leur achat et leur distribution.

2- la somme de 250 F inscrite au budget en cours sera remise à la caisse des écoles pour être distribuée par ses soins et selon le mode adopté par cette caisse soit en nature, soit en espèce, aux enfants inscrits comme indigents et aux pupilles de la nation.

3- le balayage des classes n'étant pas à la charge de la commune, la municipalité n'a pas à s'en préoccuper mais, ayant décidé de payer les balais, elle vote une somme de 50 F à employer à cet usage cette somme sera inscrite au budget additionnel.

15 Février 1922 :

Déclaration d'une école privée de filles. Marie Louise Aimée Bernard.

Un des premiers actes de Pie XI qui vient de succéder à Benoit XV sera d'approuver la création en France des associations diocésaines qui ont pour effet de donner aux biens du clergé un statut juridique.

1922 : septembre 4 CE, 2 CM mai: I0 CM, 9CE

25 juin 1922: indemnité de logement aux instituteurs: le maire donne connaissance à l'assemblée d'une circulaire préfectorale du 31 mars 1922 demandant de fixer le taux pour l'indemnité compensatrice de logement pour les instituteurs ; les uns et les autres sont logés à Busset, mais propose la somme de 50 F.

19 Décembre 1922:

Distribution gratuite des livres à tous les élèves des écoles publiques par 7 voix contre 3 livres prêtés aux élèves qui devront les laisser à la sortie de l'école.

9 Septembre 1923:

élections du maire 1er tour

Bourrioux 8, Noireterre 1 (Bourrioux refuse ces fonctions)

2ème tour:

Bourrioux 6 Noireterre 2, Coste1 Bourrioux refuse ces fonctions.

3ème tour Bourrioux 8, Noireterre 1, blanc I Bourrioux refuse ces fonctions

1923 :Penet CM 10, CE 10 de nombreux élèves sortis au 1er juin

21 Octobre 1923 : Monsieur Bourrioux adjoint faisant fonction de maire

Avril 1924 : Le cartel des gauches publie son programme retour à la laïcité intégrale avec suppression de l'ambassade du Vatican.

24 janvier 1924 : élections du maire

Bourrioux Louis 10 voix est élu maire.

16 Novembre 1924 :

M. Penet instituteur à la veille de prendre sa retraite et d'aller habiter la maison qu'il a fait construire demande au Conseil Municipal de bien vouloir l'autoriser à établir à ses frais une prise de courant à la maison d'école de filles.

11 Mars 1925: Après l'évêque de Strasbourg, Mgr Ruch, qui s'élève contre l'introduction des lois laïques en Alsace, les cardinaux et archevêques de France signent une protestation solennelle. Le Vatican observe un silence prudent.

20 Décembre 1925:

Se faisant l'écho des récriminations des contribuables, M. le maire appelle l'attention de l'assemblée vu la situation actuelle des écoles publiques de Busset, où les trois maîtres en fonction ont à peine une moyenne de 30 élèves présents par jour, une vingtaine de garçons et 7 à 8 filles. En présence des difficultés financières de l'état qui équilibre son budget à grand peine et des effectifs scolaires de plus en plus restreints, il se demande s'il n'y aurait pas lieu de supprimer au moins provisoirement le poste d'instituteur adjoint, un seul maître pouvant facilement s'occuper des garçons; Cette mesure apaiserait les critiques assez justifiées de la population. Après délibération, considérant que le nombre d'élèves à l'école de garçons n'est pas suffisant pour deux maîtres, le Conseil Municipal, à l'unanimité partage l'avis de son maire à ce sujet et insiste auprès de M. le Préfet pour que le poste d'instituteur adjoint soit supprimé au moins provisoirement dans le plus bref délai possible.

Comme M. Juthier instituteur à Busset, non installé, est logé à la maison d'école de filles, où sa femme est institutrice, il ne saurait prétendre, contrairement à ce qu'il croit aux locaux scolaires de l'école de garçons (logement de l'instituteur titulaire). En conséquences ces locaux doivent être désaffectés temporairement de leur destination et mis à la libre disposition de la commune qui seule en aura la charge. Actuellement, tout est fermé: jardin, maison d'habitation depuis la cave jusqu'au grenier. M. Tréphon, instituteur adjoint en jouit d'une façon absolue et ne se gêne pas pour répondre grossièrement au maire lorsque ce dernier veut lui manifester sa surprise de le voir installé dans une pièce qui ne fait pas partie des appartements qui lui ont été attribués à son arrivée à Busset, appartements que M. Tréphon a trouvés lui-même très bien et qui sont en effet en meilleur état que la pièce qu'i1 persiste à vouloir habiter.

S'il appartient aux instituteurs de se répartir entre eux le logement qui leur est destiné et qu'ils habitent sans l'intervention de la municipalité, il n'en est pas de même lorsque l'un d'eux n'habite pas le dit logement, les appartements et le mobilier réservés à ce dernier doivent rester libres et les maîtres déjà logés n'ont pas qualité pour s'en emparer de leur propre autorité. En conséquence et après délibération, afin d'éviter tout nouvel incident, le Conseil Municipal demande:

I - que le jardin et le logement de l'instituteur soient désaffectés et mis à la disposition de la commune.

2- que M. Tréphon soit invité à ne fermer que les pièces qu'il occupe et à quitter immédiatement la salle du rez-de-chaussée où il s'est installé sans autorisation préalable et légale.

3- que ces questions reçoivent une solution dans le plus bref délai possible.

14 février 1926:

Lecture est donnée de lettres administratives en réponses aux délibérations du 20 décembre dernier concernant l'une la suppression du poste d'instituteur adjoint et l'autre la désaffection des locaux scolaires non habités. La première question paraissait résolue puisque M. l'inspecteur d'Académie lui-même à la suite d'une circulaire ministérielle du 24 septembre 1924 et en présence de l'effectif scolaire de l'école de garçons, proposait un certain nombre de suppressions parmi lesquelles figurait celle de l'instituteur adjoint de Busset. Cependant, le nombre d'élèves diminue de plus en plus et la situation financière de l'état ne s'est guère améliorée. Le conseil est très étonné de ce changement d'attitude dont il ignore les causes. Sa demande lui paraissant tellement justifiée à l'heure actuelle et le refus de l'administration de soumettre le cas au conseil départemental lui semblant tellement extraordinaire que son maire se charge de porter le différent au ministère.

Quant à la deuxième question. L’assemblée proteste énergiquement contre la solution donnée au sujet des locaux scolaires non habités qui renferment du mobilier: lit complet, tables, commode, chaises, dont la responsabilité incombe, d'après la décision administrative à Mr.Juthier, instituteur, qui a les clefs du local sans avoir été installé dans les locaux et mis en possession du mobilier personnel. En conséquence, les détériorations qui pourront se produire par suite de la non habitation seront constatées à la fin de l'année scolaire et des dommages seront réclamés s'il y a lieu devant la juridiction compétente.

En ce qui a trait à M. Triphon instituteur adjoint qui continue à habiter la salle du rez-de-chaussée; ou l'administration ne l'a pas invité à réintégrer son logement ou ce maître ne tient aucun compte des avis de ses chefs, ce qui ne serait pas surprenant avec l'esprit dont il fait preuve ici. Afin d'éviter des incidents fâcheux, le conseil prie une dernière fois M. le préfet d'ordonner à ce grossier personnage de ne se servir sous aucun prétexte et pour aucune raison de la salle dont il est question.

11avril 1926 :

Garage Juthier par lettre du 2 avril courant dressée à M. le maire, et à MM les conseillers, M. Juthier, instituteur demande l'autorisation de loger son automobile dans le coin sud du préau de l'école de filles, A cet effet, il établirait à ses frais une cloison séparative en planches sur le côté du préau et mettrait des portes pleines sur la cour de récréation pour préserver sa voiture contre tout danger.

De prime abord, l'assemblée parait disposée à donner satisfaction à M. Jutier en raison de la grandeur du préau et du petit nombre d'élèves fréquentant l'école, mais se rappelant toutes les objections soulevées par l'administration lorsqu'il s'est agi de loger temporairement la pompe à incendie sous le dit préau, elle ne peut accorder l'autorisation demandée. Cependant, ne voulant pas faire preuve de mauvaise volonté en la circonstance, elle ne voit aucun inconvénient à ce que M. Jutier construise un garage dans l'angle formé par les murs sud et ouest à droite du portail d'entrée. Le droit d'appui contre ces deux murs est donné à M. Jutier qui devra laisser les choses en leur état à son départ de Busset, bien entendu, cette autorisation est accordée sous réserve de l'approbation administrative.

1 août 1926 :

Chauffage des salles de classe: quoique l'hiver dernier n'ait pas été d'une durée et d'une rigueur exceptionnelles, la quantité de combustible (charbon et fagots) a dépassé de beaucoup celle qui suffisait largement les années précédentes. Sans rechercher les causes à cette dépense exagérée.. L’assemblée exprime le désir que l'institutrice et les instituteurs pratiquent une sage économie à ce sujet fixe à 1100 kg par classe au lieu des 1000 primitivement accordés.

Jardin de l'école de garçons: protestations; par délibération du 14 février dernier, le Conseil Municipal confiait le jardin de l'école de garçons au syndicat agricole de Busset qu'il avait demandé pour organiser des expériences appelées à rendre dés cette année, d'importants services à la population bussétoise composée en grande partie de cultivateurs Informée de cette décision, l'administration, se basant sur la subvention ministérielle accordée pour la construction de l'immeuble scolaire n'a tenu aucun compte du désir cependant légitime de la municipalité et a enjoint à l'instituteur qui n'habite pas la maison d'école de prendre immédiatement possession du dit jardin. Cette injonction constitue un excès de pouvoir contre lequel proteste l'assemblée qui revendique énergiquement la propriété exclusive du terrain, En effet, l'emplacement y compris le jardin a été payé avec les deniers communaux seuls. (Voir délibération du 17 sept 1865 et 24 mars 1867 et la minute de l'acte de vente conservée en l'étude de Me Noireterre, notaire à Busset. Il ressort également des délibérations du 18 novembre 1866 et 9juin 1867 que la subvention ministérielle de 4000 F accordée le 21juillet 1867 a été allouée à la commune de Busset en réponses aux demandes instantes de l'assemblée municipale qui a sollicité une première fois 3256 F et 700 F une deuxième fois pour la construction de sa maison d'école. La teneur des documents précités et dont on ne saurait mettre la valeur en doute justifie surabondamment la présente protestation. Quant aux opérations de caisse et virements de fonds qui ont eu lieu postérieurement au 21 juillet 1867 alla de faciliter le paiement des entrepreneurs de travaux de construction il serait peu équitable de leur imputer d'avoir modifié les intentions de M. le ministre de l'instruction publique. En conséquence, le Conseil Municipal à l'unanimité prie M. le préfet de vouloir bien étudier à. nouveau la question et de régler le différent existant selon l'avis de la municipalité et conformément au droit et à la justice. Au cas contraire, il se verrait à son grand regret de soumettre cette affaire pour la solutionner au conseil de préfecture.

28 novembre 1926:

Création dune école aux murs du Temple. Le Conseil Municipal après avoir examiné la possibilité de construire une école aux Murs du temple, considérant que les villages et hameau de Demas, Baniaudière, Barlets, sis sur la commune d'Arronnes; Nérons, Piégut, Andrés Murs du temple sur Busset, Gagnol, Roffin, Reliés, Fort Riom, Bancherelle sur la commune de Ris et Lachaux se trouvent à 6 km de la maison d'école la plus proche, dans une région montagneuse et très accidentée, que ces agglomérations peuvent fournir un effectif scolaire assez important, que le village des Murs du Temple est situé à un point de jonction des départements du Puy de Dôme et de l’Allier et à peu près égale distance des communes de Lachaux, Arronnes, Ris et Busset demande à M. le préfet de bien vouloir appuyer de tout son pouvoir le projet d'études de construction de la maison d'école dont il est question.

 

Jardin d'école 2ème protestation:

Malgré l'importance de la question, aucune solution n'a été apportée et cependant le délai accordé à M. le préfet par le dernier paragraphe de l'art 68 de la loi du 5 avril pour statuer sur les délibérations qui lui sont soumises est largement dépassé. En conséquence, l'assemblée insiste à nouveau pour qu'une réponse lui soit faite au plus tôt. Après une interruption due à la guerre et à l'occupation, les fêtes de la jeunesse vont reprendre en 1947; il est indispensable d'être aidé financièrement par tous les amis de l'école laïque le conseil municipal estimant qu'il est un devoir d'encourager la jeunesse et soutenir l’école laïque vote la somme de 300 F (maire Berthelomez)

27 Février 1927:

Du 1er août 1926, le Conseil Municipal exprimait le désir de voir pratiquer à ce sujet de sages économies et portait à 1100 Kg par classe cette année 3914 Kg de boulets ont été conduits dans les écoles ce qui porte à 1307 Kg la provision par classe. L'assemblée renouvelle à cette occasion son désir et prie les instituteurs de surveiller de très près la consommation et l'emploi du combustible mis à leur disposition.

Les dernières notes de fournitures scolaires assurent une augmentation très sensible sur les précédentes et font prévoir un déficit assez élevé dans la caisse des écoles. Il est évident que tous les objets classiques ont subi une hausse importante qui demanderait une certaine exigence avant de les distribuer et surtout un examen approfondi dans la délivrance de livres du cours moyen. D'un prix exorbitant, à de tout jeunes élèves incapables pour le moment de s'en servir utilement le Conseil a fait preuve jusqu'à ce jour d'une grande générosité envers la caisse des écoles mais il se voit bien a regret dans l'obligation de restreindre ses dépenses pour ne pas voter de crédits supplémentaires Malgré tout l'intérêt qu'il porte aux écoles communales, il se trouve dans la nécessité de supprimer, à partir du 1er mars prochain la gratuité des fournitures scolaires estimant que cette mesure économique ne gênera pas les parents qui ont les moyens et n'atteindra pas non plus les familles nécessiteuses qui auront la faculté s'ils le jugent à propos, de présenter pour être remboursé le montant des sommes payées à ce sujet. Les notes établies au 17 janvier et le dernier jour de rentrée scolaire seront remises à M. le Maire, président de la caisse des écoles qui les soumettra à l'approbation de l'assemblée municipale.

3 Décembre 1927:

Délibération pour demander l'électrification des campagnes.

 

4 Mars 1928 :

Circulaire préfectorale concernant la fréquentation scolaire et l'invitant à nommer une commission qui serait chargée de réprimander les parents et au besoin de les convoquer devant le juge de paix du canton. Le conseil après en avoir délibéré, sachant que les enfants ne fréquentent pas régulièrement la classe souvent pour des raisons spéciales à cette commune, décide que, le jour où ces raisons auront disparu, les enfants reprendront le chemin de l'école l'administration trouvera alors dans la municipalité un concours dévoué à tous les points de vue, en attendant, aucun membre ne veut accepter de faire partie de cette commission à quelque titre que ce soit .

18 Novembre 1928:

Réparation d'un tableau classé monument historique, dans l'église de Busset et représentant le sacrifice d'Abraham. Cette toile en mauvais état a été transportée à l'atelier de M. Chaufferay, réparateur des musées nationaux en vue de sa restauration dont le montant s 'élève à 550F la contribution communale sera de 275 F.

Construction d'une école aux Murs du temple. Le conseil prie de bien vouloir contacter les maires des communes concernées par cette éventuelle construction.

21 Avril 1929 :

Circulaire de M. le préfet concernant un congrès bourbonnais de l'école rurale qui aura lieu à St Pourçain en vue d'enrayer l'exode rural qui fait prévoir pour l'avenir de graves conséquences. Le conseil décide une subvention de 25 F pour cette organisation.

19 Mai 1929: M. Bourrioux réélu maire

9 Juin 1929:

augmentation de traitement facteur du télégraphe et du téléphone qui passe de 600 à 1000F

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