14 Janvier 1900 :

M. le maire fait connaître que le montant de la souscription présentée chez tous les habitants de la commune est faite en vue d'acheter une croix pour le nouveau cimetière, s'élèvera à environ 550 F et demande aux conseillers municipaux de lui donner des conseils. Ils décident de faire confiance au tact et à la sagesse de M. le Maire qui, de concert avec M. le Curé, est chargé de faire toutes les démarches nécessaires pour l'achat et l'érection de cette croix.

 

Garder les cochons ou les vaches est une des raisons de l'absentéisme

13 avril 1900 :

Exposition universelle: Les fonctionnaires auront congé le 14 avril ; les édifices publics seront pavoisés et illuminés. Le congrès de Paris de la ligue de l'enseignement émit le vœu que "les éducateurs et les amis de l'école fassent dans chaque localité des conférences sur l'éducation morale et physique pour les parents ; qu'ils créent partout des cercles de parents et éducateurs et amis de l'école. De son côté, l'église catholique décida la création du secrétariat national des Associations des pères de famille dont le but déclaré était très pur: "Veiller aux intérêts moraux se rattachant à la vie scolaire des enfants qui fréquentent les écoles publiques des cantons. L'association se proposait aussi de maintenir dans l'école la neutralité religieuse, le culte du patriotisme, le respect des institutions et des traditions nationales".

15 août 1899 :

A la demande du Conseiller général de Vichy, le Conseil Municipal accepte de verser une somme de 100 F pour le pont de st-yorre.

20 mai1900: élections du maire : Petit Jacques élu maire.

1900 : 50 élèves inscrits.

5 août 1900: Le parquet des salles de classe et le mobilier scolaire sont dans un état pitoyable. Il est décidé de faire un emprunt.

M. Bertry Jean cultivateur à Chamoiroux dont le fils vient de subir avec succès l'examen d'entée à l'Ecole Normale d'instituteurs de Moulins sollicite une aide de la commune pour acheter le trousseau exigé par l'administration, le Conseil Municipal ne peut verser cette somme mais fera une demande auprès du conseil général de l'Allier pour que Bertry Lucien Armand puisse devenir un instituteur digne de la République.

17 Septembre 1900:

Déclaration d'ouverture d'une école privée congréganiste par le Sieur Randanne Jacques, membre de l'institut des frères de l'instruction chrétienne de St Gabriel dont le chef lieu est à St Laurent sur Sèvre (Vendée), déclare conformément à l'article 37 de la loi du 30 octobre 1886 avoir l'intention d'ouvrir une école privée élémentaire avec cours d'adultes, le soir pendant les mois de novembre, décembre, janvier et février dans un local sis au chef lieu de la susdite commune, à l'externat primaire que dirige actuellement M. Randanne Jean dont acte que le déclarant a signé.

Arrivée. En Allier du premier préfet radical, Franc-maçon, Edgar Combes, son père devint président du conseil et ministre de l'intérieur.

 

Emile Combes

25 Novembre 1900:

Ne pouvant plus équilibrer son budget, la commune décide de créer un droit de 50 F pour toute inhumation faite dans un caveau de famille; il est établi le règlement du nouveau cimetière, concession perpétuelle 60 F 30 ans 30F ; quinze ans 15 F.

Loi de 1901:

Tous les particuliers sans limite de nombre, peuvent former une association pourvu que son but ne soit pas illicite, il suffit d'une déclaration à la sous-préfecture. L'association déclarée doit avoir un siège social et peut ester en justice. Pour les congrégations, une loi est nécessaire pour l'ouverture d'une congrégation nouvelle. Les congrégations sont soumises à la seule autorité du seul évêque.

16 juin 1901 :

Lettre de M. Gaume, instituteur adjoint qui remercie le Conseil Municipal de l'allocation annuelle de 50 F dont il bénéficie depuis son arrivée à Busset et demande à ce que cette allocation soit augmentée en raison de la médiocrité de son traitement et des services qu'il peut rendre à la commune. Un mobilier complet ayant été donné par M. Petit maire pour meubler la chambre de l'instituteur adjoint, cette concession parait suffisante au Conseil.

1901: classe de 30 élèves 317 absences sur 763 présences dans la classe de M. Penet

1901,1904 : interdiction d'enseigner aux membres des congrégations religieuses( lois abrogées par Vichy.

1 décembre 1901:

M. le préfet de l'Allier demande l'avis au Conseil au projet de maintien de l'école libre tenue à Busset par les frères de l'instruction chrétienne de St Gabriel dont le siège est à St Laurent sur Sèvre (Vendée).

Après en avoir délibéré, le Conseil Municipal considérant que la suppression de cet établissement froisserait une notable partie de la population dans des habitudes prises de longue date:

que pour une commune très étendue dont la population est de 1663 habitants, deux écoles ne peuvent que faciliter les familles.

que l'existence de ces deux écoles excite l'émulation entre les deux pour le plus grand avantage des enfants.

qu'enfin le directeur de l'école des frères et son aide ne s'occupent nullement de politique et se bornent à donner une instruction primaire à leurs élèves; émet à l'unanimité des membres présents un avis favorable au maintien des deux établissements.

8 Décembre 1901:

M. le maire ayant déclaré la séance ouverte soumet à l'assemblée le budget pour l'exercice 1902 de la fabrique de l'église de Busset et le compte administratif pour l'année 1900 du conseil de la dite fabrique déposé à la mairie par M. le Curé de Busset. Le Conseil Municipal donne acte du dépôt de ces deux documents qui vont être transmis à M. le Préfet de l'Allier.

Le maire donne ensuite communication d'une lettre de M. le sous- préfet en date du 2 décembre courant par laquelle l'avis du conseil est demandé au sujet du maintien de l'école de filles tenue par les sœurs de St Joseph dont le siège est à Cusset. Après en avoir délibéré, le conseil considérant que cette école est admise à titre d'école primaire publique de la commune depuis l'année 1855; que les 4 sœurs qui la dirigent se bornent à donner une instruction primaire élémentaire à leurs élèves sans chercher à agiter en aucune façon la population essentiellement agricole de la commune; que de plus, la laïcisation de cette école aurait pour conséquence l'obligation de construire une nouvelle maison d'école dont le prix de revient ne serait pas inférieur à 20 000 F ; que cette dépense serait d'autant plus lourde que la commune est déjà endettée de 18 000 F; émet à l'unanimité des membres présents, l'avis que les sœurs de St-Joseph soient maintenues dans leur situation, au moins jusqu'à ce que les plus grosses dettes de la commune soient amorties.

1er Juin 1902 : Chaumié devient ministre de l'instruction publique

Émile Combes devient Premier ministre, il prend en charge le ministère de l'intérieur et des cultes. Il a fait ses études au séminaire. Il a enseigné au collège des Assomptionnistes ; il perd la foi, brûlant désormais ce qu'il a adoré. Ce Cathare veut se venger de Simon de Montfort. Il reste déiste mais animé d'une haine farouche contre les moines.

11 Juin : la déclaration ministérielle annonce des mesures de combat contre le clergé, coupable d'avoir pris parti au cours de la campagne.

20 Juin 1902 : Combes prend une série de mesures contre les congrégations et les écoles congréganistes. D'autres actes assureront la supériorité de la société laïque sur la société monacale.

1901-1902 : département de l'Allier

Les grandes bataille politiques de ce début de siècle furent marquées par la complète laïcisation des institutions publiques et scolaires. Avec la loi du 1er juillet 1901 sur les associations aucune congrégation religieuse ne pourrait exister qu'autorisée par l'état. Celles, réfractaires tenues pour illicites, seraient dissoutes. La liquidation s'en poursuivrait en justice et leurs biens mis sous séquestre. Dans le courant de juillet 1902 s'entamèrent les mesures d'expulsion et de fermeture contre celles, au nombre de 63 établissements, n'ayant point formulé de demande légale: Mgr Dubourg lança une véhémente protestation à laquelle firent écho celles de 5 maires et un adjoint, immédiatement suspendus, la démission d'un juge de paix; les religieuses enseignantes quittaient leur école accompagnées des manifestations de sympathie des familles catholiques. Quant aux demandes d'autorisation, venues devant les chambres dans le courant de mars 1903. elles se virent en bloc être refusées avec pour conséquence la fermeture de la presque totalité des établissements congréganistes encore existants. A la fin de cette année, 217 écoles avaient cessé d'exister. Des incidents accompagnant le départ des " frères " et des "Sœurs" se firent jour dans une dizaine de localités, avec parfois échange de coups entre partisans et adversaires devant une police débordée.

22 Juin 1902 :

Demande de l'instituteur communal tendant à obtenir du ministère de l'instruction publique une concession de cartes géographiques pour la 2ème classe qui en est totalement dépourvue. Après délibération, le Conseil Municipal considérant que les ressources du budget ne permettent pas de faire aucune dépense pour l'achat de ces cartes, qu'il est regrettable en effet de constater l'extrême pauvreté du matériel d'enseignement dans la seconde classe de l'école de garçons, que trois cartes géographiques (France physique. France politique et mappemonde) sont absolument indispensables pour que la géographie soit enseignée avec succès, donne un avis très favorable à cette demande et prie l'administration supérieure de bien vouloir intervenir auprès M. le ministre pour que satisfaction soit donnée le plus rapidement possible à l'instituteur de Busset.

Interdiction aux congréganistes sécularisés de poursuivre leur enseignement sous un autre habit, il leur est interdit d'enseigner pendant trois ans dans la commune de leur établissement ou dans les communes voisines.

27Juillet 1902 :

Grande manifestation de catholiques place de la Concorde, de nombreuses communes bretonnes se barricadent.

10 Juillet 1902: ordre est donné aux préfets de faire fermer les écoles ouvertes avant 1901 et qui n'ont pas demandé d'autorisation.

31 août 1902 :

M. le maire expose que les soixante francs inscrits au N° 38 des chapitres additionnels de 1902 sont insuffisants pour l'achat d'un livret de caisse d'épargne de dix francs à chacun des onze élèves reçus à l'examen du certificat d'études primaires et demande au conseil s'il n'y aurait pas lieu d'augmenter cette somme de 50 F afin que chaque lauréat ait un livret de 10 F.Considérant qu'il est un devoir d'encourager les élèves et de les exciter au travail ; qu'il est bon de favoriser la fréquentation qui devient de plus en plus irrégulière dans les campagnes où les bras manquent à l'agriculture, l'assemblée vote une somme supplémentaire de 50 F pour parfaire les 110 F nécessaires à l'achat de 11 livrets de caisse d'épargne et décide que ces 50 F seront prélevés sur les produits des ressources fournies par les concessions de terrain dans le cimetière.

Novembre, décembre 1902 : conflit avec Rome concernant la nomination des évêques, fermeture des écoles non autorisées.

 

Il faut prévoir la construction d'une école de filles

3 mai 1903:

M. le maire donne lecture d'un arrêté préfectoral en date du 3 avril 1903 prononçant la laïcisation de l'école publique congréganiste de filles de la commune, à partir du 1er septembre prochain; d'une lettre de M. le sous préfet en date du 22 avril dernier invitant le Conseil Municipal à prendre d'urgence les mesures nécessaires en vue de la construction d'une école publique laïque de filles:

De l'article de la loi de finances du 30 mars 1902 ainsi conçu tout ordre, dans les écoles publiques de tout ordre ayant un personnel féminin, la substitution du personnel laïc au personnel congréganiste devra être complète dans le laps de temps de trois ans à partir du 1 janvier 1903. Toutefois ce délai pourra are porté à 10 ans, à compter de la même date, pour les communes où la laïcisation rendra nécessaire l'acquisition ou la construction d'une maison d'école.

Après en avoir délibéré, à l'unanimité le conseil déclare regretter vivement qu'il ne lui soit point permis de bénéficier des dispositions du dit article, ce qui lui eût laissé le temps d'acquitter la majeure partie de ses dettes avant d'en contracter de nouvelles (ces dettes s'élèvent actuellement à 15941F).

Il s'incline cependant devant la décision de l'autorité préfectorale et va se mettre en mesure de faire construire une maison d'école toutefois, cette construction, en admettant que l'on y mette beaucoup de diligence ne pourra être terminée avant le mois d'octobre 1904. Mais la commune ne possédant aucun local disponible assez vaste ni assez bien aménagé pour y installer une école de 60 à 80 élèves, il ne voit pas les moyens de pourvoir convenablement à l'instruction des filles pendant l'année scolaire.

1903-1904:

Cette pénurie pourra d'ailleurs être constatée à nouveau par l'inspecteur des écoles qui a déjà fait l'an dernier une démarche infructueuse dans ce but. Dans ces conditions, le meilleur moyen de tourner la difficulté serait de surseoir à la laïcisation de l'école actuelle jusqu'au 1er septembre 1904; le Conseil prenant d'ailleurs l'engagement ferme de faire construire une maison d'école aussi rapidement que possible. Il demande instamment en conséquence, cette concession à M. le Préfet. Cette mesure serait très bien accueillie par la population et ne pourrait qu'être favorable à la prospérité de l'école laïque. Il est évident en effet qu'une mauvaise installation de début produira une impression fâcheuse dont les conséquences pourront se faire sentir longtemps après la construction des nouveaux bâtiments.

Le conseil délègue ensuite trois de ses membres MM Nebout, Roche et Lallias qui sous la présidence du maire s'occuperont de trouver un emplacement pour la construction de la future école, cette commission décide de se réunir jeudi prochain à deux heures du soir.

 

Entre le curé et l'instituteur

Interdiction aux congréganistes sécularisés de poursuivre leur enseignement sous un autre habit, il leur est interdit d'enseigner pendant trois ans dans la commune de leur établissement ou dans les communes voisines.

23 août 1903 :

Par suite de la laïcisation de l'école de filles, la commune ne possédant pas de local pour l'installation de la dite école, se trouve dans l'obligation de construire une maison scolaire dont l'emplacement a été choisi et approuvé par le Conseil Municipal et par l'administration; les ressources ordinaires ne permettant pas de faire face aux dépenses occasionnées par cette construction, il importe d'assurer au moyen d'un emprunt, la création de la somme nécessaire pour subvenir à ces dépenses.

En conséquence, reconnaissant l'urgence de créer les ressources pour la réalisation dit projet dont il s'agit et comptant sur les secours accordés en pareil cas par l'état et par le département, vote une imposition extraordinaire de 7 centimes additionnels au principal des 4 contributions directes, pendant trente ans à compter du 1er janvier 1904, devant produire 650 F environ ; somme suffisante pour rembourser l'emprunt de 11620 F que le Conseil Municipal se propose de contracter. Cette somme couvrira aussi les frais d'achat du terrain et l' établissement du chemin reliant le bourg aux Merciers et donnant accès à la future maison d'école de filles. Ces terrains pour une somme de 120 F seront à payer auprès des héritiers Roux.

Il est ensuite fait communication d'une lettre du sous-préfet en date du 23 juillet dernier concernant l'installation provisoire de l'école de filles dans la salle affectée au service de la mairie ou dans un autre local situé au chef lieu communal.

Comme il n'existe dans le bourg aucun local pouvant convenir pour l'installation de cette école, le Conseil Municipal considérant que la salle de la mairie d'une superficie de 20 M2 à peine, avec un plafond de 2,8m d'élévation, n'est éclairée et aérée que par une seule fenêtre, la porte d'entrée donnant dans le corridor; que la communauté de la cour de récréation et des cabinets d'aisance actuellement destinés aux garçons, deviendrait malgré une des surveillances les plus actives de la part des instituteurs, une source de difficultés et de petits délits immoraux dont toutes les conséquences souvent très fâcheuses, rejailliraient sur les maîtres et sur l'administration; que les pères et mères de famille en présence de cette installation contraire aux premières règles de l'hygiène et des convenances n'enverraient pas leurs enfants à l'école laïque, que l'institutrice serait considérablement dérangée par les gens qui viennent à la mairie (mariage, consultation du plan cadastral, état civil..), proteste à l'unanimité contre ce projet d'installation et demande instamment à M. le Préfet de l'Allier de bien vouloir reporter à la rentrée scolaire de 1904 son arrêté de laïcisation étant donné l'impossibilité absolue de trouver une salle de classe convenable pour contenir plus de 20 élèves.

13 septembre 1903:

Nebout Jean élu maire

18 octobre 1903:

Déclaration d'ouverture d'école privée : Je soussigné Julma Bravard née À Beaune (Haute Loire) le 1er janvier 1864 , ancienne religieuse, sécularisée, demeurant à Lucenay les Aix (Nièvre) a l'honneur de vous déclarer que j'ai l'intention d'ouvrir une école libre primaire élémentaire privée de filles dans la commune de Busset et dans une école appartenant à M. le Comte de Bourbon Busset

Je suis munie du Brevet élémentaire de capacité.

La vague anticléricale s'accentue dans le pays, " La lanterne, l'Action, l'assiette au beurre" prennent violemment à partie le clergé. On fait la chasse aux " corbeaux "

Busset le 18 octobre 1903 :

Je soussigné Goutheron François né à Bonnay (Saône et Loire) le 3 juin 1864,ancien religieux sécularisé demeurant à Busset.

Ai l'honneur de vous déclarer que j'ai l'intention de prendre la direction de l'école libre primaire élémentaire privée de garçons, dirigée par M. Bernard dans la commune de Busset dans le local appartenant à M. le comte de Bourbon Busset.

Je suis muni du brevet élémentaire de capacité.

22 Novembre 1903:

Par suite de la laïcisation de l'école de filles et de son installation dans la salle de la mairie, la commune de Busset a été dans l'obligation de faire face à des dépenses imprévues dont le total atteindra sûrement 300 F. Cette somme relativement importante pour son modeste budget, la met dans l'impossibilité de prendre à sa charge l'achat de différents objets indispensables à l'enseignement comme les cartes de géographie de la dite école sont presque hors de service; le Conseil Municipal prie M. le sous-préfet de vouloir bien intervenir auprès de l'administration compétente pour qu'une concession ministérielle de cartes soit faite à l'école de filles de Busset.

18 Décembre 1903 :

Combes se décide à présenter un projet de loi qui interdit l'enseignement à tous les membres des congrégations enseignantes autorisées, celles-ci devant être supprimées dans les 5 ans.

On s'aperçoit que cela aura des conséquences financières considérables : il faudrait bâtir des écoles de garçons et de filles, trouver 1500 instituteurs et 6000 institutrices. Il faudrait d'abord laïciser les écoles publiques encore tenues par des frères (1300) ou des religieuses (2200). Le vote de la loi est donc retardé.

27 Décembre 1903:

M. le maire dépose sur le bureau les plans et devis dressés par M. Laforêt agent-Voyer à Cusset pour les travaux de construction d'une maison d'école de filles et invite l'assemblée à prendre connaissance de ces pièces et à les approuver s'il y a lieu.

Le Conseil Municipal, considérant que les plans et devis présentés dans l'ensemble et les détails, que la dépense totale prévue au détail estimatif pour le chiffre de 31 000 F tout en étant très élevée, n'est pas exagérée que pour assurer l'exécution du projet dans ces conditions, la commune a déjà voté une imposition extraordinaire de 7 centimes permettant de contracter un emprunt de 11000 F, que le Conseil Municipal se réserve la faculté de fournir au moyen de nouvelles impositions extraordinaires, la somme nécessaire pour parfaire la part contributive de la commune de Busset lorsque l'Etat aura fait connaître le montant du secours accordé.

Par suite de la laïcisation de l'école de filles la commune n'ayant aucun logement pour l'institutrice, M. le maire a été dans l'obligation de louer moyennant la somme de 20 F, un appartement chez M. et Me Roux du 1er octobre au 11 novembre 1903 et un autre logement moyennant la somme de 200 F chez M. Guyot, plâtrier du 11 novembre 1903 au 11 septembre 1904. Le Conseil Municipal approuve ces dépenses, de bien vouloir autoriser le prélèvement de cette somme de 20 F.

17 Janvier 1904:

Acte est donné à M. le maire et à M. le curé de Busset du dépôt d'un exemplaire du budget de la fabrique de 1'église de cette commune.

13 mars 1904:

Communication est faite à nouveau avec toutes les pièces à l'appui du dossier concernant le chemin projet allant du bourg aux Merciers et donnant accès à la future maison d'école de filles. Il déclare d'utilité publique les travaux à exécuter, décide de faire ouvrir cette voie de communication le plus tôt possible, avant de commencer la construction de l'école, vote en principe la somme nécessaire à l'établissement d'un aqueduc entre le chemin d'intérêt commun N° 21 et le chemin rural projeté et adresse pour terminer tous ses plus sincères remerciements aux propriétaires qui ont bien voulu céder gratuitement leur terrain à MM Corre Joseph Laplace Jean, Rabusson tous domiciliés aux Merciers.

La situation très délicate faite aux instituteurs qui doivent exercer une surveillance constante afin d'éviter les critiques malveillantes des adversaires de l'école laïque, et prie M. le préfet de vouloir bien tenir compte des raisons multiples qui militent pour faire aboutir le projet en question et prendre en considération le non unanime du Conseil Municipal de Busset afin que les nouvelles salles de classe soient construites à la rentrée d'octobre 1904.

Pour faire face aux grandes dépenses occasionnées par la construction de l’école de filles, la commune de Busset s'est imposée à partir de 1904, 7 centimes additionnels dans le but de contracter un emprunt dont les annuités à payer.

19 avril 1904 :

Le maire expose que M. Bonvin, notaire à Busset réclame ses honoraires et les frais du cahier des charges et du procès-verbal d'acquisition qu'il a payés pour l'achat du terrain choisi pour l'emplacement de la construction de l'école de filles, aucun crédit spécial n'ayant été prévu à cet effet.

 

1904: parution de la vie d'un simple par Émile Guillaumin.

15 mai 1904: élection du maire : Debizait Joseph élu.

29 mai 1904:

Le Conseil Municipal s'étonne avec raison que la mise en adjudication des travaux de construction de la maison d'école de filles ne soit pas déjà chose faite et exprime le désir de connaître les causes de ce retard qui est commenté très vivement par la population. M. le maire donne aussitôt satisfaction à MM les conseillers municipaux en déclarant d'abord que ces lenteurs ne sauraient être imputées à l'ancienne municipalité qui a apporté toute la diligence possible à l'établissement du projet de construction dont il s'agit. En conséquence, et à l'unanimité des membres présents, l'assemblée se permet de rappeler à l'administration supérieure, la mauvaise installation de l'école de filles, tout à fait contraire aux règles les plus élémentaires de l'hygiène et des convenances ; seront bien supérieures au produit de ces centimes, ce qui va mettre la commune dans l'obligation de voter de nouveaux centimes. En présence de cette augmentation très sensible qui frappe une population déjà surchargée d'impôts, le Conseil Municipal vient solliciter la haute bienveillance de M. le Préfet de vouloir bien intervenir auprès du ministère afin d'obtenir une subvention de l'état en rapport avec les charges de la commune qui n'a rien négligé dans l'établissement du projet: logement et classes pour deux maîtresses, emplacement des mieux situés sous tous les rapports et, avec la bonne et ferme intention de demander la création d'un poste d'adjointe dés que le nombre d'élèves l'exigera.

12 Juin 1904:

En présence des impôts toujours croissants et des centimes additionnels qui augmentent progressivement la charge des contribuables, M. Buissonnière ne trouve pas équitable l'inscription régulière au budget primitif de la commune l'allocation de 250 F accordée au vicaire d'autant plus que le traitement et le casuel de ce fonctionnaire le mettent bien à l'abri du besoin et lui créent une situation pécuniaire que pourraient envier la plupart des pères de famille. M. Buissonnière ne voit donc pas pour quelles raisons le Conseil Municipal à la veille de voter de nouveaux centimes maintient cette largesse en faveur du vicaire plutôt que de la supprimer entièrement ou de la répartir entre les autres fonctionnaires de la commune, aux facteurs des postes par exemple, dont la situation est non moins digne d'intérêt et qui rendent au moins autant de services aux habitants de Busset. Après délibération et un vote à bulletin secret, l'assemblée par 12 voix contre 2 décide de maintenir cette allocation comme les années précédentes.

7 Juillet 1904 :

Loi supprimant complètement le droit d'enseigner aux congrégations, même celles jusqu'alors reconnues à cet effet et qui en Allier frappaient 17 écoles dans 13 communes. L'enseignement catholique allait entreprendre avec un personnel sécularisé sa reconversion qui conduirait à réouvrir 141 écoles.

Juillet 1904 :

Le gouvernement met fin aux relations diplomatiques avec le Vatican.

21 août1904 :

Lettre de M. le sous-préfet de Lapalisse concernant la construction de l'école de filles. Le Conseil Municipal approuve à nouveau et dans son entier le projet de construction et s'engage à inscrire pendant 30 ans au nombre de ses dépenses celles qui doivent lui incomber pour l'entretien de cette école et demande enfin conformément à sa délibération en date du 29 mai dernier la création conditionnelle d'un poste d'adjointe à l'école de filles.

12 sept 1904 :

Déclaration d'ouverture d'une école privée :

Le soussigné Ceyssat BIaise né le 5 janvier 1671 à Rochefort Montagne (arrondissement de C1ermont Ferrand) fils légitime de Ceyssat louis et de Michelle Ceyssat ; marié à Vernines (Puy de Dôme) le 16 janvier 1904, muni du brevet de capacité en date du 8 octobre 1891 à lui délivré par l'Académie de Clermont Ferrand et des pièces exigées par la loi, déclare conformément à l'article 37 de la loi du 30 octobre 1886 avoir l'intention d'ouvrir une école privée élémentaire de garçons dans la commune de Busset, arrondissement de Lapalisse dans un local déjà approuvé et appartenant à M. le Comte de Bourbon Busset.

Pendant les 10 années précédentes, le soussigné a résidé dans les localités ci-dessous désignées, savoir : instituteur privé à Sancoins (Cher) de 1894 à 1896, adjoint de l'école privée de Lapalisse de 1896 à 1898, instituteur privé à Lapalisse de 1898 à 1902, adjoint de récole privée de Bourbon l 'Archambault de 1902 à 1904.

4 décembre 1904:

Autorisation conditionnelle sous réserve de l'approbation administrative est donnée à M Capelet de construire le long du mur sud, entre le puits et le préau de l'école de garçons une cabane en planches pour l'installation d'un fourneau qui permettra de donner du bouillon chaud aux élèves des écoles communales dont les parents habitent loin du bourg. Tout en accordant l'autorisation demandée, le Conseil Municipal est heureux d'adresser ses félicitations à M. Capelet qui a pris l'initiative de créer une cantine scolaire, oeuvre humanitaire pouvant rendre de grands services à Busset où certains villages sont à une distance de 4 à 5 Km des écoles.

Sur la proposition de M. Nebout, l'assemblée décide de s'opposer énergiquement et par tous les moyens en son pouvoir à l'installation des poteaux sur les chemins et terrains communaux de Busset, tant que l'ingénieur directeur de la société des forces motrices d'Auvergne n'aura pas pris l'engagement ferme de fournir dans des conditions aussi avantageuses que possible la force motrice qui pourra lui être demandée par la municipalité ou par les habitants de la commune. La présente décision sera immédiatement communiquée à l'administration de la dite société qui devra s'entendre avec M. le maire désigné à cet effet avant de commencer les travaux sur le territoire de Busset, la population désirant bénéficier de cette occasion en échange de l'autorisation toute conditionnelle accordée dans le courant de juillet 1904.

M. Buissonnière trouve que la cour de récréation réservée provisoirement dans le jardin de l'instituteur pour les petites filles fréquentant l'école communale, est trop froide en raison de son exposition et de la proximité de la maison d'école qui la prive des rares rayons de soleil pendant tout l'hiver et demande en conséquence que le tiers de la cour de récréation des garçons soit séparé par une clôture de treillis métallique et mis à disposition de l'institutrice. L'assemblée reconnaît la mauvaise installation de l'école de filles et de la cour provisoire de récréation, approuve la réclamation de M. Buissonnière et s'engage à supporter les frais nécessaires pour établir la dite clôture après approbation administrative.

M. le maire fait ensuite part de la proposition que lui a faite M. Dauphant Thomas, maçon à Busset de vendre à la commune sa maison en construction située en face de l'école de garçons pour y installer l'école de filles ce dernier s'engage à construire les salles de classe, préaux, cabinets d'aisance et à fournir le terrain nécessaire pour l'établissement d'une cour de récréation et du jardin de l'institutrice. Le Conseil Municipal ne voyant pas les avantages de cette proposition la rejette.

5 février 1905:

Lettre de M. le sous-préfet de Lapalisse faisant connaître que le projet de construction de l'école de filles approuvé par l'autorité supérieure s'élève à 33 700 F qui doivent se répartir de la façon suivante:

Subvention de l'état 11 275 F; secours du département 1000 F ; part à la charge de la commune: 21 425 F. L'assemblée prie M. le préfet d'approuver le vote de ces 13 centimes pendant une durée de 30 ans à partir du 1er janvier 1905.

Satisfaction sera donnée à Me Moreau, institutrice qui demande à ce que son jardin soit provisoirement entouré d'une clôture en treillis métallique.

3 Juillet 1905 :

Loi de séparation de l'église et de l'état : la république assure la liberté de conscience, elle garantit la liberté des cultes mais ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun d'eux. La grave question est celle de la dévolution des biens et tout spécialement de l'église catholique.

26 mars 1905:

M. le maire est invité à réaliser auprès de la caisse nationale des retraites pour la vieillesse au taux de 3,85% l'emprunt de la somme de 21 425 F pour la construction de la maison de l'école de filles.

4 juin 1905:

20 F sont votés à titre d'allocation à la commune de St-Yorre pour l'organisation de fêtes à l'occasion de l'inauguration du pont reliant les deux rives de l'Allier.

5 Novembre 1905:

Sur la demande de l'instituteur, une somme de 24 F est votée pour l'achat de 15 livres de sciences, cours moyen et supérieur; ces livres seront prêtés comme des livres de lecture aux élèves de la première classe de garçons et resteront propriété de la commune.

9 décembre 1905:

Loi qui assurait la séparation des églises et de l'état. Les protestants, peu nombreux en Allier s'en accommodèrent, comme de la laïcisation scolaire. Mais les catholiques réagirent, d'abord par une campagne de pétitionnement qui recueillit en Allier 26 046 signatures dont près de la moitié féminines dans 97 communes. La totalité des parlementaires bourbonnais s'étaient prononcés en faveur du projet gouvernemental.

On ne compta environ que 75 ouvertures forcées d'église, généralement, le desservant faisant remettre des clefs dès la première demande de l'autorité publique. Dans une trentaine de communes, le curé avait été expulsé de son presbytère; 207 avaient loué au prêtre pour un prix généralement modique.

12 Décembre 1905:

M. le maire donne lecture d'une lettre de M. l'architecte de la maison d'école de filles qui demande au Conseil Municipal d'accepter une pompe dont le prix s'élèverait à 300 F, pose et autres frais compris. Cette somme parait trop élevée pour cette dépense; M. Fort mécanicien à Busset qui se trouve présent à la séance offre moyennant 180 F un système de pompe dont il est l'inventeur, il en garantit le bon fonctionnement général et les dispositifs empêchant la pompe de se désamorcer et de geler, pendant une durée de 10 ans et demande seulement un délai de 20 jours pour l'installer. Ce système proposé étant très avantageux, l'assemblée l'accepte sous condition que M. fort devra soumettre son projet avec détails et garantie à l'approbation de l'architecte.

Le sort de toutes les fondations pieuses, des legs, ainsi que tous les biens des fabriques devait être réglé ultérieurement

 

On réquisitionne tout ce qui se trouve dans l'église.

15 Janvier 1906:

M. le maire expose que les entrepreneurs des 1,2,3,4 et 6ème lot ayant exécuté convenablement les travaux de la maison d'école de filles demandent à ce que le cautionnement qu'ils ont versé dans la caisse municipale leur soit remboursé le plus tôt possible. Le Conseil Municipal donne avis favorable à leur demande exception est faite bien entendu pour l'entrepreneur du 5ème lot qui n'a pas encore posé la grille et le portail malgré une mise en demeure qui lui a été signifiée dans le courant de février avec délai in extremis prenant fin le 4 mars prochain.

Fin janvier 1906:

La loi exige qu'un inventaire soit dressé du mobilier de chaque église avant leur remise aux associations cultuelles. Cette campagne donne lieu à de violentes protestations des curés.

14 Février 1906:

Le pape Pie X condamne la loi de séparation de l'église et de l'état. Création en Allier d'un parti catholique qui ne parviendra pas à déboucher.

25 Février 1906 :

Le soleil gênant les petites filles pour travailler, M. Moreau demande que des stores soient posés aux fenêtres de la salle de classe. L'assemblée reconnaît que sa demande est fondée et promet de donner satisfaction à l'institutrice dès que les ressources le permettront.

16 Août 1906:

Pie X interdit absolument la formation des associations cultuelles. En octobre novembre, Briand organise le culte par voie réglementaire; les curés resteront occupants des églises sans titre juridique. Le culte est assimilé à une réunion publique. Les églises appartiennent aux communes et les cathédrales à l'état. Les municipalités doivent si elles le veulent en assurer l'entretien. Palais épiscopaux, séminaires sont dévolus à l'état; les presbytères aux communes qui les loueront souvent aux desservants pour un loyer symbolique.

17 Juin 1907:

La séparation de l'église et de l'état a mis l'épiscopat français dans la dépendance étroite du. St Siège et d'indépendance totale à l'égard de l'Etat Les nouveaux évêques nommés montrent une fidèle obéissance à Pie X. Celui-ci condamne avec netteté le modernisme, tendance au libéralisme. Le modernisme est jugé comme une "peste pernicieuse".

4 août 1907:

Location du presbytère M. le préfet prend acte de la décision du Conseil Municipal de ne pas annuler sa délibération, il informe le Conseil Municipal que si dans un délai de 20 jours cette assemblée n'a pas fixé un prix de location se rapprochant sensiblement de la valeur locative, il se verra dans l'obligation d'appliquer les mesures prévues par la circulaire ministérielle du 3 juin 1907. Il n'hésitera pas alors à supprimer du budget additionnel de 1907 certaines dépenses dont le montant égalera le prix du loyer qui devrait être régulièrement payé par le desservant. En ce qui concerne le budget primitif de 1908, il inscrira d'office en recettes le prix de location de cet immeuble et diminuera d'autant le nombre de mes votés par le Conseil Municipal pour insuffisance de revenus.

Après longue délibération et vote à bulletin secret; l'assemblée décide de porter à 200 F le montant du loyer du presbytère, somme qui devra être versée dans la caisse municipale. Les impôts de toute nature et les réparations locatives seront à la charge du desservant.

Électricité: vœu de M. Lallias: M. Lallias adjoint appelle l'attention de M. le maire et des conseillers municipaux sur les travaux qui sont actuellement exécutés par la société des forces motrices d'Auvergne en vue d'établir un branchement conduisant le courant électrique à St-Yorre en suivant le chemin N° 9 des Vialattes aux Foucauds sur une longueur de 4 Km environ Il est surpris que les ouvriers prennent possession du chemin communal ci-dessus désigné pour procéder à l'installation d'une nouvelle ligne sans entente préalable avec la municipalité attendu que l'autorisation primitivement accordée par M. le maire, sans l'avis de son conseil ne concerne que l'établissement de la voie électrique aboutissant à Cusset et que les communes limitrophes Mariol, Molles ,Cusset ont bénéficié d'une indemnité que Busset attend encore. Il invite donc M. le maire à faire le nécessaire pour que la dite société soit mise en demeure de s'entendre immédiatement avec le Conseil Municipal.

L'assemblée approuve entièrement les déclarations de M. l'adjoint et reconnaissant le sans-gêne avec lequel est traitée la commune de Busset qui a été considérée en cette circonstance comme une quantité négligeable, décide à l'unanimité de prendre des mesures énergiques pour faire suspendre les travaux en cours tant que des conditions fermes ne seront pas arrêtées avec la société des forces motrices d'Auvergne.

20 août 1907 : Perrin Clothilde est nommée institutrice à l'école privée de filles.

15 sept 1907:

électricité: Protestations.Lecture est donnée d'une lettre de M. le directeur de la société des forces motrices d'Auvergne qui informe le Conseil Municipal que le branchement sur St-Yorre conduisant le courant électrique des Foucauds au bourg de cette dernière commune en suivant le chemin vicinal N° 9 va se terminer sous peu malgré les plaintes, réclamations, protestations qui ont été adressées à cette société par le Conseil Municipal de Busset. Emu à juste titre des procédés employés; le Conseil Municipal à l'unanimité, proteste énergiquement contre cette manière de faire et décide d'employer tous les moyens en son pouvoir pour arrêter les travaux en cours. En conséquence, il prie l'administration d'arrêter immédiatement les travaux comme étant exécutés sur un chemin non compris dans l'arrêté préfectoral en date du 28 août dernier, le branchement en question emprunte le chemin vicinal N° 9 les Foucauds aux Vialattes pour lequel il faut une décision de l'autorité municipale. Le procès-verbal qui va être dressé par le garde-champêtre sera transmis à M. le préfet qui est prié instamment de vouloir bien rapporter son arrêté visé plus haut puisque cet arrêté est essentiellement révocable pour la cause majeure que la route de Busset à St-Yorre n'est pas utilisée par la société des forces motrices d'Auvergne qui lui a indiqué cette voie par erreur ou toute autre cause.

29 décembre 1907 :

Afin d'arriver à une entente désirée depuis longtemps entre la société des forces motrices d'Auvergne et la commune de Busset, en ce qui concerne la taxe de redevance à payer pour la ligne électrique qui traverse le territoire de cette commune, le Conseil Municipal décide de donner plein pouvoir à des délégués qui seront chargés d'aller à Moulins et de traiter s'il est possible avec M. le directeur de la dite société, en présence de M. le préfet de l'Allier et de M. l'ingénieur chargé du contrôle. A cet effet, MM Debizait, maire, Lallias adjoint et Nebout, conseiller municipal sont désignés.

26 Janvier 1908:

Conditions soumises à l'approbation de l'assemblée la commune de Busset aura une redevance pour la Ligne de St -Yorre dont le taux sera fixé par l'autorité compétente (0,25 ou 0,50 par poteau en plus), une somme une fois donnée de 1000 F étant spécifié que cette somme représente des dommages et dégâts causés à la propriété communale.

La commune donnant à M. Sarrazin en outre la concession de l'éclairage à Busset, n'aura plus droit à une redevance quelconque pour le passage des fils de St-Yorre, mais en revanche, elle aura droit à l'éclairage gratuit de la commune par six lampes. Après délibération, le Conseil Municipal désirant donner une solution à cette question et voulut faire preuve de conciliation accepte la somme de 1000f.

13 Avril 1908:

Les biens des fabriques et des évêchés, évalués à 400 millions sont attribués à l'état ou aux communes avec affectation à l'assistance publique.

La dévolution des biens ecclésiastiques a été évaluée en Allier à 2 3O3 734F pour le culte et 1 933 488 F pour la caisse diocésaine des retraités et les revenus des fondations.

 

L'ancêtre de la machine à écrire

8 mars 1908 :

Fournitures scolaires aux élèves indigents:

Chaque année, au premier janvier, le bureau de bienfaisance avait l'habitude de payer entièrement des notes présentées par l'instituteur et l'institutrice pour fournitures scolaires aux élèves indigents. Exception a été faite en ce qui concerne les dernières notes sur lesquelles la commission administrative a cru devoir sans autres indications et explications diminuer une quinzaine de francs, somme qui a été perdue par les instituteurs communaux. Informé de cette situation, le Conseil Municipal considère comme indigents tous les parents des élèves signalés par M. Penet.

Juin 1903: les radicaux sont inquiets de l'agitation qui se poursuit dans l'enseignement primaire parmi les jeunes instituteurs souvent socialistes et antimilitaristes.

27 août 1903: Louis Vauzelle, nouvel instituteur de l'école privée de garçons.

30 août 1903:

Le bail concernant le presbytère a son effet à partir du 4 août l907 tandis que M. le curé de Busset a pris possession de cet immeuble communal le 3 janvier de la même année. Aucune redevance n'ayant été prévue pour cette période de 7 mois qui a précédé la date de départ du dit bail, l'administration trouve illégal cet état de chose. Comme des réparations urgentes ont été effectuées au commencement du printemps de l'année dernière, le desservant a été dans l'impossibilité d'emménager tout son mobilier et n'a joui que d'une partie du local, il serait donc injuste de baser la redevance à payer sur le prix du loyer convenu. En conséquence, il propose de fixer à 20 F plus les impôts de toute nature dus pendant ce laps de temps.

9 mai 1909:

M. Lallias maire demande au Conseil Municipal son appui pour obtenir une bourse d'internat avec trousseau à l'école polytechnique, candidat à cette école et actuellement élève de mathématiques spéciales au Lycée St Louis à Paris. Avis très favorable est donné à cette demande.

 

14 Septembre 1909 :

L’épiscopat français condamne la neutralité scolaire et dénonce " l'école laïque trop souvent hostile aux croyances chrétiennes».

C'est la guerre entre l'instituteur et le curé qui commence la défense laïque figurera au programme de toutes les formations politiques de gauche.

28 novembre 1909:

Par une circulaire en date du 27 décembre 1909 M. le préfet de l'Allier appelle l'attention des maires et des municipalités sur les grands services que pourrait rendre le bon fonctionnement des commissions scolaires et des caisses des écoles ces deux institutions qui n'ont jamais existé à Busset auraient pour but de faciliter la fréquentation scolaire et de distribuer gratuitement fournitures, vêtements, aliments etc. aux élèves indigents que la misère empêche quelquefois de Venir à l'école. Le Conseil Municipal reconnaît tous les avantages énumérés dans la dite circulaire et sur l'insistance de son président organise séance tenante la commission scolaire qui se composera de MM Lallias, maire, Corre, Gilbert, Buissonnière... Décide en outre la création d'une caisse des écoles et propose d'affecter à cette dernière oeuvre les 140 F inscrits à l'article 47 du budget de 1910 et spécialement destinés pour payer les fournitures scolaires des élèves indigents. M. le maire est chargé de faire toutes les démarches qu'il croit utiles afin de donner de la vitalité, tant à la commission scolaire qu'à la caisse des écoles.

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