XIVème siècle :

Pillage d'une ferme

La peste et la guerre ravagent la commune.

Et en contre échange, ledit seigneur duc de Bourbon a cédé au dit seigneur de Busset 100 tournois de rente assignés sur les cens, rentes, étangs et garennes qui appartenaient au dit seigneur duc de Bourbon dans les villages, paroisse de Busset, St Hiore, Mariol, Abrest et Arronnes et au dos que les dites cents livres de rente ne seraient points payée, elles sont encore assignées sur la propriété et la forêt de Vaure, tant en fond qu'en superficie. (A9-3)

1 Novembre 1366 :

Acte de foy et hommage rendu par M. Guillaume de Vichy, seigneur de Vichy à Louis duc du Bourbonnais, Comte de Clermont, pair et chambrier de France de tout ce que ledit Guillaume de Vichy tant à cause de lui qu'à cause de sa femme tenoient dudit seigneur duc dans son duché de Bourbonnais ladite foy et hommage signé par Mgr Leduc. (B1-3)

Animation des rues marchandes

La révolte des manants

Les impôts sont trop lourds. On se rend compte au travers de cet arrêt du Parlement de la diversité de ces impôts. C'est la lutte du pot de terre contre le pot de fer.

Que pouvaient espérer ces gens quand on sait aujourd'hui la façon dont la justice est rendue à l'époque, quand le seigneur est à la fois juge et partie.

On se rend compte aussi au cours de cet arrêt des problèmes quotidiens auxquels sont confrontés les paysans de l'époque.

25 Août 1380.

Lettres patentes du roy sur lesquelles les élus généraux ont aussi donné leurs attaches, à l'effet de ne pas comprendre dans les fouages et aides de la guerre de la paroisse de Busset que pour quatre feux quoi qu'ils eussent été reconnus au nombre de 15 feux. Ladite diminution accordée en dédommagement des pertes que ladite paroisse avait essuyées par la peste et par la guerre.

21 août 1421.

Arrêt du Parlement qui met les parties ci-après nommées hors de cour sur leur contestation et qui les condamne à garder et accomplir tout ce qui a été ou tout ce qui sera entre elles accordées et convenues pour terminer leur contestation. Le dit arrêt rendu entre Pierre Cybert et Etienne Rambert procureurs spéciaux des habitants de Busset et de Puiagut d'une part et Benoit Chalet chargé de la procuration de la dite Dame Maragde de Vichy, veuve de Morinot de Tourzel et leur fils. Le dit arrêt signé sur le replis (concordiumin curia)signé Blois et collationné.

Hugues Baudiment, Guillaume Foucaud , Jean Rouchon, Jean de la Queille dit Mercier, Pierre Delesgouttes, Guillaume Bernard au travers de ses noms, nous retrouvons dès le XIVe siècle les noms des différents villages de Busset.

Au pied du château

Dans le corps duquel arrêt, l'on voit qu'il s'étoit élevé plusieurs procès tant au Parlement à Poitiers qu'à la cour sénéchale d'Auvergne entre les habitants de Busset d'une part et puissant seigneur Morinot de Tourzel, seigneur d'Alègre et Maragde de Vichy sa femme, dame de Busset et de Puiagut sur ce que lesdits habitants disoient qu'ils étoient hommes libres et qu'ils n'étoient point tenus de payer ny faire à ladite dame les servitudes, cens et autres charges que l'on vouloit exiger sur leur terrement et ils disoient qu'au préjudice de leurs libertés ladite dame ou ses officiers les obligeoient :

- 1) à faire des manœuvres et charrois à la volonté de ladite dame ou de ses officiers.
- 2) à payer la double taille de trois ans en trois ans et à trois termes chaque année
- 3) à lui payer les droits d'intrage et de muage toutes fois qu'il y a mutation de propriétaires ou de seigneur. 
- 4) à l'ayde des lods et ventes lorsque le cas arrivait.
- 5) à charroier dans la grange de la dame les bleds, chanvre et vin provenant de la dixme, laquelle dixme lesdits habitants prétendoient partager eux-mêmes et tenir la fourche pour compter la dixme.
- 6) que les officiers de ladite dame vouloient les obliger à faire des réparations au château ou forteresse de ladite dame, pour y faire le guet et garde à la porte du dit château et enfin de payer la taille aux quatre cas : savoir pour le mariage des filles de ladite dame, pour le passage d'outre-mer pour la ransson du seigneur lorsqu'il est prisonnier de guerre ou pour le cas où il est fait chevalier.

Et ladite dame Maragde de Vichy soutenoit qu'elle était en bonne possession de jouir de tous lesdits droits et de les exiger de ses vassaux, sujets et justiciables aussi qu'avoient fait les prédécesseurs et sans contradiction.

L'aide au seigneur

Quand "l'affaire est dans le sac".

C'est pourquoi ont comparu devant Pierre Cyber notaire : Jean Dachier Duteil, Pierre Baudiment, Hugues Baudiment, Jean de la Queille dit Mercier, Jean Baudiment, Pierre Burgaug, Jean Rouchon, Guillaume Foucaud, Hugues Neyron, Guillaume Delesgouttes, Pierre de la Roche, Jean Bossou, Pierre Delesgouttes, Barthélemy Morein, Hugues Roux, et Guillaume Bernard faisant la majeure et la plus seine partie des habitants de Busset et de Puiagut lesquels ont déclaré à la dite Dame qu'ils vouloient être les dits habitants et leurs successeurs sont tenus de payer la taille aux quatre cas selon l'usage du pays et coutume d'Auvergne.

Ceux qui ont des bœufs, vaches ou autres bestes feront douze charrois chaque année, scavoir six depuis la Toussaint jusqu'à Pâques, et les six autres depuis la dernière fête de Pâques jusqu'à la Toussaint. Et ceux qui n'ont point de bestiaux doivent faire douze manœuvres de tel ouvrage qu'ils ont coutume de faire. 

Il est au choix du seigneur de prise vrays et obéissants sujets et justiciables, qu'ils se repentaient des procès qu'ils avaient élevé comme mal avisés et mal consultés et qu'en conséquence, de renonçoient et se désistoient desdits procès requérant et suppliant la dite dame de pouvoir et modérer les dites servitudes, intrages et charges ainsi qu'elle le trouveroit bien être; laquelle dame a accepté volontiers les requêtes et qu'elle étoit prête de les entendre et recevoir comme ses hommes et sujets.

La récolte

Les monnaies :

Les monnaies : la livre tournois et la livre parisis valent 20 tournois ou parisis. Le sou tournoi ou parisis vaut douze deniers tournois ou parisis. Mais le système dit de Paris vaut un quart de plus que la monnaie née à Tour. Huit deniers parisis valent dix deniers tournois.

Taille, cens et aides.

C'est pourquoi les dits habitants se sont soumis de faire et observer tout ce qui est contenu dans les présentes lettres à peine de tous dépens, dommage, intérest à quoy, ils ont voulu être condamnés, pour la perte de tous leurs biens, meubles et immeubles, présents et à venir et ils ont fait et constitué leurs procureurs généraux et spéciaux, sages et discrètes personnes M. Pierre Bonnet, Jacques de l'Epine, Jacques Gérard, Bernard Lagarde, Jacques Fournier, Benoit Chalet, Jean Chapus, Guillaume Courte, Jean d'Ameil, Pierre Cybert Hugues Neyron approuvant tout ce qui sera fait par les dits procureurs spéciaux pour renoncer aux dits procès et les terminer.

Et ensuite, sont trois autres procureurs donnés pour le même sujet par les autres habitants du dit Busset.

Chaque arrêt est jointe une copie informe d'iceluy(C1-61);

La justice du roi se rendait dans les provinces pour aller instruire les affaires du pays. Quand les affaires étaient réglées, d'où l'expression "mises dans le sac", on remontait sur Paris.

15 septembre 1421.

Transactions passées devant André Routour, notaire, entre tous les habitants des terres et seigneurie de Busset et Puiagut et Dame, Maragde de Vichy, Dame de Busset et d'Allègre veuve de nobles homme Morinot de Tourzel, seigneur des dits lieux par laquelle rendre pour chaque charroi trois sols et pour chaque manœuvre 15 deniers . Et ne peuvent les dits charrois et manœuvres être demandés que dans le cours de l'année à moins qu'il n'y eut diligence suffisante faite avant l'expiration de l'année. Ces tailles dues à trois termes d'été qui se doublent doivent être payées et doublées par ordre en sorte que le premier ou double le terme d'août, la seconde année, le terme de Noël et la troisième année de terme de Notre-Dame de mars. Les lods et ventes doivent être payés suivant la coutume à la réserve des habitants des Bléttières et villages des Planches qui doivent payer le tiers dernier suivant qu'ils ont coutume de le faire. Les dits habitants sont tenus de payer les doubles grains appelés dans ladite transaction double cas, à mutation du seigneur ou du vassal. Les dits habitants sont tenus de porter la dixme aux granges et lieux où elle sera mise aux assemblées aussitôt qu'elle sera partagée et le droit de partage appartient à la dite Dame à condition que lorsqu'elle aura été avertie, elle ne pourra laisser passer plus de deux jours ouvriers sans faire le dit partage et outre cela dite Dame ne pourra en un jour partir que deux ou trois plongeons raisonnables en un seul homme ou chef d'hôtel à moins que le dit homme et l'officier de la dite Dame ne consentent en partir davantage.

Que représentait exactement ces impôts ?

Ces dits habitants de Busset sont obligés de faire chacun à leur tour guet de porte de jour et nuit en temps de paix, il faut tenir à jour, si possible, un cadastre, une comptabilité suivie pour ne pas perdre les arrérages qui sont de règles. La rente est également hétéroclite : les redevances en grains, des cens en argent, des charrois, des banalités. De plus en temps de guerre et de péril, contribuer aux réparations que de raison.

Faire la dite garde porte par un portier à leur charge et dépens

A l'original de laquelle transaction sont jointes deux copies(3C3-84)

. Un four banal

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