5 octobre 1655:
Gabelle traité en forme de transaction passé devant Dupré notaire à Clermont par acte double entre M. Jean Louis de Bourbon, comte de Busset d'une part et Charles Mosserot et conseiller du roy receveur des tailles en l'élection de Bayeux, directeur général des gabelles de Lionnois pour M. Louis Morgais fermier d'icelle , par laquelle il est dit que tous les justiciables du dit seigneur habitant en la province d'Auvergne seront tenus de prendre leur sel aux contrôles de Ris et Maringues sur les billets qui leur seront baillés par le sieur curé ou l'un des consuls de la paroisse de Busset , scellé du cachet qui leur sera mis entre mains par le fermier des gabelles ou son directeur et qui seront contrôlés de la quantité de sel qu'ils prendront sur les registres particuliers du contrôleur de Ris et de Maringues qui, à la place des billets délivreront passavant de la dite quantité de sel. Lesquels billets ne vaudront que pour le jour. Il sera cependant permis aux principaux habitants de prendre leur sel dans les villes de Clermont ou de Riom pourvu qu'ils en prennent deux quartes et demie et au-dessus et jamais moins à la charge de prendre des billets des dits curés ou consuls comme il est dit cy-dessus et de les faire contrôler par le contrôleur de Maringues et rapporter certificat de la quantité de sel du marchand vendeur. Lequel sel sera conduit au bureau de la ville de Maringues où seront laissés et enregistrés les billets et fournis par savant par le contrôleur. Lesquels billets ne seront valables que pour cinq jours. Et au cas de contraventions à ce que dessus les dits habitants seront urulquelés d'amandes suivant les ordres. Pour empêcher lesquelles contraventions, il sera permis aux gardes de faire des visites dans lesquelles ils seront obligés de prendre avec eux un des officiers du dit seigneur, domestiques, consuls lumimers ou collecteur et au défaut de l'un d'eux, deux habitants de la dite paroisse dont sera dressé procès-verbal qui sera signé du dit.... et sur lequel il sera procédé à la condamnation des prévenus et en cas que le dit fermier des gabelles ou son directeur jugent à propos de faire procéder à la dite visite par un officier royal, il leur sera permis de la faire escorter par le nombre de gardes qu'ils jugeront à propos sans appeler aucun officier ou autres habitants du lieu, si bon ne semble aux juge (20 C2-153)

Réception au château au XVIIème siècle

23 Juillet 1656:
Châteaux: marché fait avec Pierre Pacquin sculpteur demeurant à Clermont pour faire huit termes à raison de douze livres dix sols la pièce, ce qui ferait en tout la somme de cent livres. ( 17 C1-131)

Instruire les enfants de la Paroisse: Premier prêtre instituteur.

20 Août 1661:
Fondation: testament olographe de M. Jean-Louis de Bourbon, comte de Busset par lequel il institue son unique et universel héritier M. Louis de Bourbon son fils aîné et fixe à la somme de 8000 tournois l'apanage de chacune de Mlles Magdelaine de Bourbon et Anne de Bourbon ses filles.
Et il donne et lègue 100" de rente perpétuelle pour l'entretien d'un prêtre au lieu de Busset qui sera tenu d'instruire les enfants du dit lieu et paroisse de Busset en ce qui regarde les principes de la religion et pour leur apprendre à lire et à écrire et à chanter à l'église, sans pouvoir leur demander d'autres salaires pour récompenses que ce que luy sera donné gratuitement ; mais se contentera de la dite pension de 100 tournois qui lui sera payée de six mois en six mois par avance par l'héritier du dit seigneur, lequel prêtre sera pareillement tenu de dire sa messe et faire les prières les dimanches et fêtes dans la chapelle du château de Busset pour l'âme du dit seigneur testateur et de ceux de la maison de Busset avec prières pour la prospérité des vivants. La nomination duquel prêtre appartiendra aux héritiers et à ses descendants qui sera de nommer par préférence un prêtre capable et justiciable de la seigneurerie de Busset. La dite rente de 100 tournois rachetable moyennant la somme de 2000 tournois qui sera employé par le dit héritier ou ses descendants en fonds décharges de toutes hypothèques auquel emplois les seigneurs de Busset seront responsables et cependant la dite rente demeurera assignée sur la terre et comté de Busset. ( Q6-558)

Condamnés à mort pour meurtre

La salle des tortures

10 Novembre 1664:

Copie collationnée d'une sentence redue par le vis sénéchal du Bourbonnais à Guéret par contumace entre le procureur du roy de la dite sénéchaussée de Melle Louise de St André veuve de Pierre Barbé et Gilbert Cornil demandeur et accusateur contre le sieur de Montmartin neveu du seigneur comte de Bourbon-Busset; le père Durval cordelier, son aumônier ; Lavaure fils ; Claude Roux le postillon du dit seigneur ; Jean Louis Pouzadoux son valet de chambre ; Laroche sommelier, Laroche tailleur d'habit; Claude Rochon dit Courtaud; Simone Lorut fille de chambre de madame; Jacques Desiage dit "le Marquis" ; Florin Moirand son personnier ; Jacques Peturet sergent et son fils accusés contumacés, défaillants sur une plainte de la dite St André du 6 juillet 1664, informations des 7 et 14 juillet et 28 août suivant decret de prise de corps contre les accusés du 14 du mois de juillet et sur une autre plainte du dit Cornil du 17 du même mois. Par laquelle sentence il a été dit ; nous avons déclaré les dits Montmartin, Duval cordelier et autres cy- dessus nommés vrai contumacé et suffisamment atteint d'avoir le 11 juillet 1662, nuitamment avec port d'armes et assemblé illicite volés , pillés avec fractures la maison de la dite St André , cette blessée à coups de mousquetons , blessée la défunte Plaidy dite Pérarde enceinte de 7 mois qui serait décédée avec son fruit , 3 semaines après.

Pour réparation de quoy, les avons condamnés à souffrir mort naturelle, être rompus vifs sur un échafaud qui sera pour cet effet dressé par l'exécuteur de la haute justice en la place publique de la ville de Moulins, leurs corps être mis sur des roues jusqu'à ce que mort s'ensuive et ce fait porté aux fourches patibulaires, si pris et appréhendés peuvent être.

Sinon par effigie en tableaux, leurs biens confisqués au roy ou à qui il appartiendra, préalablement pris sur eux la somme de 4000 pour dommage, intérêt et réparation que nous avons adjugés à la dite St André, 500 au dit Cornil, 50 à l'église paroissiale d'Arronnes pour faire prier Dieu pour l'âme de la dite Plaidy Perarde et aux dépens( S4 586).

1667:
Louis 1er de Bourbon devient comte de Busset, baron de Châlus

1677 : Louis II de Bourbon devient Comte de Busset, baron de Piégut

11 Février 1688:
guet et garde: copie des provisions de capitaine et garde du château et comté de Busset accordé par Made de Bermondet comtesse douairière de Bourbon-Busset à Nicolas Hyry, et copie de la sentence de réception du dit Hiry en la dite place de capitaine, en date du 1er juillet 1688 (10 C3-104)

sans date:
Deux mémoires attachés ensemble le premier pour M. Bertrand d'Alègre et seigneur de Busset contre les habitants et vassaux de la dite seigneurerie au sujet guet et garde qu'il devoit au château du dit Busset et de plusieurs autres droits.

Et le second contenant les raisons des habitants de Busset qui prétendent ne point devoir de guet et garde en temps de paix- ne devoir les huit manœuvres qu'avec deux bœufs et à raison des tennements en sorte qu'en partageant les tennements on devoit aussi diviser les manœuvres qu'ils ne devoient point porter la dixme dans la grange du seigneur , ni le souffrir dixmer luy même mais que s'étoit eux qui devoient la payer à leur volonté et en conscience comme une offrande faite à Dieu- ne devoient point contribuer au mariage de la première fille du seigneur et ne devoir point la dixme de charnage (10 C2-109)

Sans date:

Guet et garde: mémoire à consulter au sujet du droit de guet et garde et des réparations du donjon de l'église et de la basse-cour du château de Busset où les habitants du dit Comté sont retrayants et aussy au sujet des pactes et rançonnement qu'il convient faire et payer aux gendarmes pour la conservation des personnes et biens des dits habitants de la terre de.... et autres voisines qui s'y retiroient. Au bas duquel mémoire sont deux consultations, l'une signée B... et l'autre Bainère qui décident que tous les dits habitants tant ceux de Busset que ceux des terres voisines sont tenus de faire le guet et de contribuer aux pactes et rançonnement qui sont faits pour éviter les dommages et à faire les réparations de la basse-cour, à contribuer à celle du donjon et aux légères réparations à l'entour de l'église. (10 C1- 109)

3 Mars 1688:
péage: Copie informe d'un arrêt du Conseil d'état du Roy qui en confirmant les lettres patentes données à Etampes par le Roy Louis XII au mois d'août 1498, maintient Mrs Claude et Jean Louis de Bourbon frères, tous deux fils de M. Cézard de Bourbon comte de Busset dans le droit de percevoir dix huit deniers par chaque bateau ou toue chargées ou non chargées descendant ou montant sur la rivière d’Allier et six deniers pour chaque homme de pied et deux sols pour chaque homme à cheval traversant la dite rivière dans le bac des dits seigneurs. (18 C8)

Le retrait

Condamné à payer le devoir de cens

Garder les oies

1688:
La Bruyère dans les Caractères publiés en 1688 trace un tableau plutôt noir de la paysannerie: " L’on voit certains animaux farouches, des mâles et des femelles, répandus sur la campagne, noirs, livides et tout brûlés de soleil, attachés à la terre qu'ils fouillent et qu'ils remuent avec une opiniâtreté invincible: Ils ont comme une voix articulée et quand ils se lèvent sur leurs pieds, ils montrent une face humaine, et, en effet, ils sont des hommes. Ils se retirent la nuit dans des tanières où ils vivent de pain noir, d'eau et de racines: ils épargnent aux autres hommes la peine de semer, de labourer et de recueillir pour vivre, et méritent ainsi de ne pas manquer de ce pain qu'ils ont semé."

Les campagnes vont commencer leur lent déclin

On a pu évaluer que l'impôt absorbait le tiers du revenu dans les bonnes terres, les quatre septièmes dans les médiocres.

La famine: on compta douze années de famine généralisée depuis Louis XIV jusqu'à la Révolution: 1662,1684, 1698, 1709, 1725, 1739, 1741, 1752, 1769. (5% de la population décédée.) Pendant ces périodes, le paysan mangeait des fruits sauvages et des glands.

10 Janvier 1692:
Moulins Banaux. copie d'une reconnaissance passée devant Peturet notaire consentie par Michel Adam Me maçon en faveur du seigneur comte de Bourbon Busset d'une redevance de dix setiers de bled sègle mesure de Busset et cinq sols en argent de cens pour chacun ou sur deux moulins , l'un situé sous l'étang du dit seigneur appelé l'étang Rouchon et l'autre situé sous le rif de la Dueuille et un pré à faire environ un char de foin qui est dans l'enclave du dit étang et qui porte herbe quand les eaux sont basses , le tout précédemment reconnu au terrier Roche, le 22 février f° 142 et 215 ue (15 C1-123)

 Roi, votre peuple se meurt de faim

 29 Août 1692:
Fondation Copie collationné d'un acte passé devant Bleterie et son confrère notaires à la Chapelle et à Molles et duement sellées à Cusset le 16 octobre 1765 par lequel le St Jacques Papon , curé de Busset a fondé à perpétuité les litanies du St Sacrement qui doivent être chantés tous les jeudy au soir par le St Curé de Busset ou son vicaire qui sera tenu aussy de dire une oraison à la fin pour le repos de âme du dit St Papon pour l'acquittement de laquelle fondation et aussy pour l'assignat de la somme de 120" qui avoit été payé par Madame de la Rochefoucaud en l'année 1611 au Dt de Busset curé de Busset pour la fondation faite par la dite dame dans la chapelle qu'elle avoit fait construire près du cimetière du dit Busset et pour l'entretien du couvert et des menues réparations de la dite chapelle. Le dit St Papon a délaissé à perpétuité à la cure de Busset et au St curés qui succéderont à l'avenir au dit St Papon les bâtiments, vignes, terres et autres héritages qui lui appartenoient dans le terrenemière du Miray situé en la paroisse de Busset et acquis de Gilbert Varenne et de Michel Barghon par deux contrats...Peturet le 4 février 1686 et 11 mars 1687. Le tout consistant en une petite maison, un coing de grange et les étableries y joignant et une autre grange séparée, 12 oeuvres de vignes et 14 setterées de terres labourées ou environ, chargé du droit de cinquain et trente sols de cens envers le seigneur de Busset (Q8- 559)

Accablés d'impôts, ils ne peuvent plus payer

 20 Mai- 20 juin 1693:
Sentance par défaut condamnant à payer leur devoir de cens pour 1686,1687,1688, et 1689.

Jean Ballait tuilier à Neslin
Claude Dachier soldat tixerant aux Bletières
Louis Ligier laboureur aux Rouchons
Mary Lasalle journalier aux Rouchons
Benoist Caillaud journalier Moulin de Corre
Pierre Bouchat journalier aux Bizets
Jean Debizay tixeran Barnodière
Mary Murat laboureur la Faye
Mathieu Virgoulet vigneron Mariol
Barth Corre laboureur Coussanges
Pierre Guerrier sabotier Bartets
André Mazioux laboureur Ris
Michel Barlet laboureur Barnodière
Antoine Mougare laboureur St Priest
Claude Desiage laboureur St Priest
Jacques Corre laboureur Bizais
Quintien Devaux laboureur Grand-Val
Quintien Blanchier laboureur Arrones
Jean Bergeron laboureur Jarrots
Jean Louis Rouchon laboureur St Priest
Louis Caillaud journalier St Priest
François Doyat laboureur Les Planches
Jean Reveron laboureur les étangs
Gilbert Denis laboureur les Foucauds
Blaisa Tournaire laboureur les étangs
Simon Lambert laboureur aux Nerons
Georges Roche laboureur Moulin Doyat
Mary delasalele journalier Andrés
Bonnet Bouhat laboureur aux Andrés
Claude Barthelat laboureur St Priest
Gilbert Tienne Laboureur aux Andrés
Jean Pichet laboureur aux Morants
Gerome Foucaud laboureur les Barges
Gilbert Bartet laboureur les Bartets

 

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